Jean-Bernard Eyquem : « Je me devais d’assurer mon engagement »

International / 20.03.2020

Jean-Bernard Eyquem : « Je me devais d’assurer mon engagement »

Jean-Bernard Eyquem : « Je me devais d’assurer mon engagement »

Samedi 28 mars, la réunion de la Dubai World Cup aura lieu à huis clos à Meydan. Si plusieurs jockeys risquent de ne pas pouvoir y participer, en raison des contraintes actuelles, Jean-Bernard Eyquem est quant à lui déjà sur place.

Jour de Galop. - Quand êtes-vous arrivé à Dubaï ?

Jean-Bernard Eyquem. - Je suis arrivé là-bas mardi dernier. Dès que j’ai entendu parler de la fermeture des frontières, j’ai appelé mon patron saoudien, le prince Abdulaziz bin Ahmad bin Abdulaziz Al Saud, qui m’a dit de venir au plus vite. J’ai alors contacté Jean-Claude Rouget, qui a bien compris la situation et m’a laissé partir sans problème. Je me devais d’assurer mon engagement.

Qu’avez-vous prévu de monter lors de la Dubai World Cup ?

Je vais monter Mashhur Al Khalediah (Jalnar Alkhalidiah), un cheval du prince, dans le Dubai Kahayla Classic (Gr1 PA). Récemment, nous nous sommes classés troisièmes de l’Obaiya Classic, à Riyad. Pour le moment, c’est ma seule monte, mais il n’est pas impossible que j’en récupère d’autres. Il va y avoir beaucoup d’absents, des jockeys qui ne pourront pas décoller… Je sais que Joao Moreira, qui avait cinq bonnes montes japonaises, ne va pas venir. Olivier Peslier m’a dit que c’était compliqué de venir. Comme moi, Mickaël Barzalona et Christophe Lemaire ont pris leurs dispositions pour arriver en avance, et nous sommes les seuls Français sur place pour le moment. On nous a traités de dingues pour être partis en avance, mais aujourd’hui, ce n’est pas nous qui sommes en difficulté ! Étant donné que l’arrêt des courses françaises allait être prononcé, je ne comprends pas pourquoi certains jockeys ne sont pas partis plus tôt.

Comment se déroule votre quotidien là-bas ?

Ici comme ailleurs, il n’y a pas grand-chose à faire. Les spas et les piscines sont fermés, ainsi que les bars. Il y a quand même plusieurs restaurants qui sont ouverts. Heureusement, pour tromper l’ennui et garder la forme, je peux jouer au golf tous les jours avec Mickaël Barzalona, son préparateur physique, et Christophe Lemaire ! Sinon, les journées seraient très, très longues… En ce qui concerne les mesures sanitaires, tout le monde fait attention. On se désinfecte les mains à chaque fois qu’on touche quelque chose.

Vous avez passé deux mois en Arabie saoudite. Était-ce la première fois que vous étiez basé là-bas aussi longtemps ?

Oui ! La première semaine, ce fut un peu compliqué en tant qu’Européen ; ce n’est pas le même mode de vie. Là-bas, il faut faire une croix sur l’alcool et les boîtes de nuit : c’est très strict. Mais j’y ai pris mes habitudes. Je m’occupais des chevaux de Philip Collington, qui avait dû rester en Angleterre pour veiller sur ses autres pensionnaires. J’ai juste fait un aller-retour pour venir monter à Pau. Lors de la Saudi Cup, l’équipe du prince a parfaitement géré l’organisation en ce qui me concerne. En revanche, pour les autres participants, elle n’a pas été au point avec les billets d’avion. Après, c’était la première édition, donc ce n’est pas évident.