L’entraînement se met en sommeil en Espagne

International / 30.03.2020

L’entraînement se met en sommeil en Espagne

Notre confrère Jaime Salvador nous a informés qu’il n’y aurait plus d’entraînement à proprement parler en Espagne durant la prochaine quinzaine. Dès lors, l’Espagne devient le premier pays, et le seul on l’espère, à suspendre l’entraînement dans le monde. Ce dimanche, un décret royal a été promulgué, autorisant seulement les travailleurs des secteurs essentiels à se rendre sur leurs lieux de travail du 30 mars au 9 avril inclus. Après une réunion avec le ministère de l’Agriculture, l’hippodrome de Madrid a pu obtenir des garanties pour que le centre d’entraînement de la Zarzuela, situé à seulement neuf kilomètres du centre-ville, puisse rester ouvert. À Madrid, les entraîneurs pourront donc accéder au centre d’entraînement entre 6 h et 12 h. Les chevaux pourront être longés ou marchés en main, avec un maximum de trente minutes par cheval. Mais l’accès aux pistes est interdit. Seulement les entraîneurs et une personne pour quatre chevaux pourront entrer à la Zarzuela. En compensation, les factures pour le mois d’avril sont suspendues et les propriétaires ne paieront que les coûts réels de ce qui aura été dépensé à la fin du mois. À l’heure actuelle, environ cinq cents chevaux sont à l’entraînement à Madrid.

Quid de San Sebastian et Dos Hermanas ? En Espagne, les deux autres centres d’entraînement, qui se trouvent être aussi des hippodromes, sont San Sebastian et Dos Hermanas (Séville). À San Sebastian, l’accès aux pistes est interdit et les entraîneurs ainsi que leurs personnels ne peuvent être présents que jusqu’à 11 h pour donner à manger aux chevaux et les faire marcher. L’hippodrome ne rouvre ensuite qu’entre 18 h et 19 h pour l’écurie du soir. Du côté de Dos Hermanas, aucune communication n’a été faite lundi matin mais cela devait l'être dans le courant de la journée. Le responsable de l’hippodrome devrait lui aussi interdire l’accès aux pistes, même si la décision n’est pas arrêtée. Compte tenu de la situation très tendue en Espagne, qui a recensé plus de huit cents morts en une seule journée, il serait mal venu qu’un accident se passe lors d’un galop et mobilise des équipes médicales déjà surchargées depuis plusieurs jours. C’est la raison invoquée pour la suspension du travail monté des chevaux. Quant aux courses, elles étaient arrêtées jusqu’au 19 avril, mais il est peu probable qu’elles reprennent durant la seconde quinzaine d’avril.