Les Français à Dubaï : embarquement difficile…

International / 19.03.2020

Les Français à Dubaï : embarquement difficile…

Samedi 28 mars, Meydan accueille sa réunion de la Dubai World Cup (Gr1). La grande réunion internationale n’échappe pas aux conséquences du covid-19 : on sait déjà que tout se disputera à huis-clos, par exemple. Mais Dubaï et les courses n’échappent pas aux contraintes liées aux fermetures des frontières et aux différentes quarantaines. Nous avons contacté Freddy Head, l’entraîneur de Call the Wind (Frankel), qui doit s’aligner dans la Dubai Gold Cup (Gr2), et Élisabeth Bernard, qui doit présenter Hajres (Nizam) dans la Kahayla Classic (Gr1 PA).

Avion annulé, incertitudes puis soulagement. La journée aura été forte en émotion pour les entourages des chevaux en partance pour Dubaï, mais tout s’est décanté dans la journée ! Oui, les chevaux et leurs accompagnants pourront partir pour Dubaï. Non sans quelques péripéties.

Contacté ce jeudi midi, Freddy Head nous a expliqué : « J’ai beaucoup de mal à suivre ! Le vol dans lequel devaient partir mon garçon de voyage et Olivier Peslier a été annulé. Nous sommes en contact avec le Dubai Racing Club qui tente d’avoir des dérogations pour pouvoir les faire venir. Ils ne sont pas les seuls à décider, il faut aussi négocier avec les compagnies aériennes. En principe, Call the Wind doit décoller ce vendredi pour Dubaï. Il doit partir du Bourget avec les autres français, rejoindre l’Angleterre où l’avion récupère les chevaux britanniques, puis tous partiront pour Dubaï. La question se pose de retarder ce vol si le personnel ne peut pas, de son côté, partir pour Dubaï et accueillir les chevaux à l’arrivée ! Je ne peux pas dire grand-chose de plus : tout peut évoluer dans l’après-midi ou d’ici à demain. On ne sait pas. En ce qui me concerne, je ne suis pas encore certain de faire le déplacement à Dubaï. Et si Olivier Peslier ne peut pas y aller, je peux trouver un jockey déjà sur place mais il faut bien que Ludovic Boisseau puisse aller là-bas et monter le cheval le matin… Je pars toujours du principe que Call the Wind sera au départ de la Dubai Gold Cup. »

Pour Élisabeth Bernard, était la même ce jeudi après-midi : « Je pense que le cheikh Mohammed Al Maktoum a la tête sur les épaules et sait que nous ne pouvons pas envoyer les chevaux à Dubaï si leur lad ne peut pas venir. Nous sommes tous dans la même galère. Tous les visas ont été suspendus et il est impossible de rentrer dans le pays : nous attendons qu’une dérogation soit mise en place pour les participants à la réunion de la Dubai World Cup. »

Tout est bien qui finit bien, comme nous l’a dit Freddy Head sur les coups de 18 h ce jeudi : « Les chevaux vont bien pouvoir partir pour Dubaï ce vendredi et un arrangement a été trouvé pour les lads. Donc tout va bien ! »

Les chevaux japonais et américains bien arrivés. Les chevaux japonais sont arrivés ce jeudi 19 mars à Dubaï. Certains étaient déjà sur place après avoir participé à la réunion de la Saudi Cup. Les chevaux américains – outre ceux déjà présents après l’Arabie Saoudite – ont aussi rejoint Dubaï. En revanche, tous les jockeys américains prévus ne feront pas le déplacement. Certains ont fait le choix de rester aux États-Unis car un déplacement à Dubaï impliquerait quatorze jours de quarantaine de retour dans leur pays. Il en va de même pour Joao Moreira, qui aurait dû subir une quarantaine similaire et a fait le choix de privilégier les courses à Hongkong plutôt qu’à Dubaï.

D’autres jockeys ont pris les devants en cas de complication à rentrer sur le territoire de Dubaï. Mickaël Barzalona, rappelé par Godolphin, est parti la semaine dernière. Jean-Bernard Eyquem a anticipé les éventuelles restrictions et est parti le 16 mars. Christophe Lemaire a préféré perdre un week-end de course au Japon plutôt que de prendre le risque de ne pas pouvoir monter sa championne Almond Eye (Lord Kanaloa) et il est déjà arrivé au Japon.