Les sociétés mères ont rencontré des représentants de l’État jeudi

Institution / Ventes / 27.03.2020

Les sociétés mères ont rencontré des représentants de l’État jeudi

Édouard de Rothschild et Jean-Pierre Barjon ont été reçus jeudi par de hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Action et des Comptes publics. Comme tant d’autres secteurs, les courses veulent être sûres que l’État va les aider…

À l’heure actuelle, l’ensemble des forces économiques de notre pays sont en relation étroite avec l’État, puisque le président de la République a dit que personne ne serait abandonné… Habituées à aller voir les pouvoirs publics dont elles dépendent, les courses ne sont pas en reste au niveau de la crise.

Ainsi, un premier contact formel a été pris avec les ministères de tutelle des courses. Un rendez-vous a eu lieu ce jeudi entre les présidents Édouard de Rothschild et Jean-Pierre Barjon et des représentants du ministère de l’Agriculture et du ministère de l’Action et des Comptes publics.

Édouard de Rothschild nous a parlé de cette première rencontre : « Nous avons partagé avec eux les premières modélisations de l’impact de cette crise sur les finances de l’institution et les avons alertés sur les dommages subis par les socioprofessionnels, à la santé économique déjà souvent fragile. »

Comment les hauts fonctionnaires ont-ils réagi ? Le président de France Galop est positif à ce sujet : « Nos interlocuteurs ont été très réceptifs et ont bien saisi la gravité de la situation pour la filière. Trot et Galop sont unis et mobilisés pour obtenir un soutien fort de l’État. »

Le problème, c’est qu’en ce moment les courses sont loin d’être les seules à faire la queue au guichet de l’État. Mais de cela, chacun est conscient, comme le reconnaît Édouard de Rothschild : « Nous ne sommes évidemment pas le seul secteur fortement touché par la crise du coronavirus, qui met à l’arrêt une grosse partie de l’économie mondiale. »

Mais alors, qu’est-ce qui fait que les courses, outre le fait qu’il s’agit d’une industrie sous tutelle, seraient plus aidées qu’un autre secteur économique ? Réponse du patron du galop français : « Nous croyons que les courses seront entendues, à la fois parce qu’il y a toute une filière à sauvegarder mais aussi parce que nous saurons leur démontrer que l’institution fait tous les efforts possibles pour gérer au mieux cette crise, sans tout attendre d’un “État providence”. »