Malgré les incertitudes, l’écurie de la Dentelle tient elle aussi le cap

Élevage / 27.03.2020

Malgré les incertitudes, l’écurie de la Dentelle tient elle aussi le cap

Créée en 2018 par Nicolas Martineau et Pauline Bottin, à Lombron (72), l’écurie de la Dentelle propose des prestations de débourrage, de pré-entraînement et de préparation aux breeze up. Le jeune couple a inscrit neuf chevaux à la breeze up Osarus, qui est prévue les 12 et 13 mai à la Teste. Nicolas Martineau nous a confié : « Notre écurie est pleine, puisque nos 20 boxes sont tous occupés. Les chevaux de pré-entraînement sont tous restés ici et ils continuent leur travail quotidien afin d’être prêts à partir à l’entraînement dès que ce sera possible. J’ai renvoyé trois chevaux de breeze up ; deux d’entre eux sont en vacances pendant deux semaines, car ils avaient besoin d’un peu plus de temps, et le troisième est resté au travail chez son propriétaire. Ce qui nous met dans l’embarras, c’est de ne pas savoir si la breeze up va bien avoir lieu aux dates prévues ou non, car la moitié de notre effectif est composée de poulains de vente. Par conséquent, nous avons ralenti le rythme avec eux, et ils font actuellement le même travail que les chevaux de pré-entraînement. Nous leur ferons reprendre les breeze en fonction du maintien ou non des dates des ventes, en espérant qu’elles ne bougent pas, d’autant que nous avons un bon lot cette année. Cette incertitude pose aussi des problèmes au niveau de l’alimentation, car un cheval de breeze up n’est pas nourri comme un cheval de pré-entraînement, par exemple… » Du côté des clients, l’inquiétude règne aussi : « Cette situation est perturbante pour tout le monde. Plusieurs de nos clients sont forcément inquiets, car nous travaillons avec beaucoup d’éleveurs, mais aussi des pinhookers. Pour ce qui est de notre personnel, il est au complet. En termes de mesures sanitaires, nous utilisions déjà régulièrement le désinfectant Steri-7 à la base, donc il n’y a pas grand-chose qui a changé de ce côté-là. Les seules personnes qui ont le droit d’accéder à l’écurie sont nos salariés et les autres personnes indispensables à l’écurie, comme le maréchal-ferrant ou le livreur d’aliments, qui viennent l’après-midi. »