PANDÉMIE MONDIALE/CORONAVIRUS - Quel scénario pour les jours à venir ?

Autres informations / 14.03.2020

PANDÉMIE MONDIALE/CORONAVIRUS - Quel scénario pour les jours à venir ?

PANDÉMIE MONDIALE/CORONAVIRUS

Quel scénario pour les jours à venir ?

La dernière déclaration du Premier ministre veut-elle dire que les hippodromes vont fermer ? Pas pour l’instant… à condition de les considérer comme des lieux de travail et non comme des lieux de loisirs. Le réseau PMU, lui, va se rétracter.

Samedi soir, un peu avant 20 h, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la fermeture dès minuit de tous les « lieux recevant du public, non indispensables à la vie du pays ». Cela concerne en particulier : les restaurants, les bars, les discothèques, les cinémas, les commerces. Mais cela ne concerne pas : les magasins alimentaires, les pharmacies, les banques, les stations essence, les bureaux de tabac…

Selon Olivier Delloye et Édouard de Rothschild, que nous avons tous les deux contactés en fin de journée, les courses se poursuivent pour le moment en mode "huis clos renforcé", mais la situation demeure fragile.

Cette photo prise samedi après-midi à Auteuil témoigne que les mesures ont été respectées sur la butte Mortemart. Et c’est très bien de la part de tous les acteurs de notre filière d’avoir joué le jeu à fond, en ne venant pas, même pour ceux qui avaient un partant.

Les annonces du Premier ministre auront-elles des conséquences immédiates sur notre activité ?

La réponse est plutôt oui pour le réseau PMU, puisque seuls les points de vente vendant aussi du tabac ou des denrées alimentaires resteront ouverts. Ceux qui ne sont que "cafés-PMU (et le plus souvent FDJ)" doivent fermer ce soir à minuit. Cette fermeture d’une partie du réseau de points de vente PMU aura nécessairement des conséquences sur les paris hippiques. Il faut espérer qu’une partie des parieurs se reportera sur Internet et que certains parieurs sportifs se reporteront sur les courses puisque tous les autres sports sont arrêtés.

À la même question des conséquences immédiates sur notre activité, la réponse est plutôt non quand on observe le volet purement hippique, c’est-à-dire nos réunions de courses. Pour l’instant, nous devons pouvoir encore courir – à condition de considérer les hippodromes non pas comme des lieux de loisirs mais comme des lieux professionnels (usines ou bureaux). En effet, on interdit aux gens de se rassembler à l’heure actuelle… mais pas si c’est pour travailler. Pour continuer, les courses devront jouer sur leur dimension professionnelle. L’argument reste ténu (tous les salons professionnels ont été annulés), mais cela se tente, en attendant. Tout le monde n’a pas cette chance, aussi précaire soit-elle.

Ce sera suffisant si aucun ordre venu d’en haut ne change brutalement la donne, ce qui peut toujours arriver. Et si on demande aux courses de cesser toute activité (en Chine, les usines et bureaux ont été fermés), il sera alors temps d’envisager un plan spécial d’aide à la filière.

JDG vous tiendra bien évidemment informés de l’évolution de la crise plusieurs fois par jour.