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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

PROPOSITION OUVERTE DU SYNDICAT NATIONAL DES PROPRIÉTAIRES À FRANCE GALOP - « Arrêt des courses : agir dès maintenant »

Institution / Ventes / 20.03.2020

PROPOSITION OUVERTE DU SYNDICAT NATIONAL DES PROPRIÉTAIRES À FRANCE GALOP - « Arrêt des courses : agir dès maintenant »

PROPOSITION OUVERTE DU SYNDICAT NATIONAL DES PROPRIÉTAIRES À FRANCE GALOP

« Arrêt des courses : agir dès maintenant »

Le Syndicat National des Propriétaires, sur une idée et un travail de l’Association Île-de-France, Nord et Haute-Normandie présidée par Patrick Fellous, et son conseil d’administration et considérant l’appel aux idées lancé par l’Institution, propose :

Pour la pérennité de la filière, les conséquences économiques et financières de l’arrêt des courses sur les acteurs de la filière, principalement propriétaires et entraîneurs, doivent être réduites à leur minimum. Dès lors, l’essentiel est que l’entraînement se poursuive pour que les courses reprennent avec un maximum de chevaux aptes à courir.

Si aucune restriction particulière ne l’empêche, il faut donc que les effectifs soient maintenus à l’entraînement.

Tout doit être mis en œuvre au plus vite pour empêcher que l’hémorragie ne débute.

Pour cela, des mesures de sauvegarde nécessaires à cette continuité doivent immédiatement être annoncées et mises en place.

Celles-ci concernent plusieurs leviers, dont prioritairement celui des Propriétaires qui, face à la baisse de leurs principaux revenus, feront des arbitrages économiques où l’on peut imaginer que leurs activités hippiques ne seront pas prioritaires.

Parmi les nombreuses réflexions que nous conduisons, une possibilité qui pourrait s’adapter dans le temps semble se dégager.

En symétrie à la démarche de l’État vis-à-vis des entreprises, la société mère France Galop peut agir comme suit :

À très court terme :

Acter la distribution d’une "compensation d’arrêt provisoire d’activité" à usage unique et automatisée de paiement des pensions auprès des entraîneurs.

Cela concernerait les chevaux des propriétaires faisant entraîner en France et qui sont maintenus en entraînement. (Un regard particulier devra être porté sur les structures assimilées par l’État à des entreprises "propriétaires de métier" qui pourraient bénéficier d’aides parallèles mises en place par l’État.)

Comment financer ?

– Répartir de façon uniforme une partie des sommes qui habituellement sont reversées sous forme d’encouragements aux propriétaires.

La non distribution des allocations et primes propriétaires durant l’interruption des courses entre le 17/3 et le 17/4 engendre mécaniquement une disponibilité financière de plusieurs millions d’euros pour France Galop.

Dans une hypothèse maximale de 10.000 chevaux concernés, et en fonction de contraintes financières et juridiques de l’Institution, il est possible de déterminer rapidement la valeur d’une compensation "x euros/cheval à l’entraînement".

Par exemple, pour chaque cheval de 3ans et au-dessus, déclaré à l’entraînement en France au 15 mars 2020 et resté à l’entraînement du 15 mars au 15 avril 2020, à titre purement indicatif et pour illustrer le raisonnement : entre 500 € et 1 300 € d’indemnités représenteraient donc un effort de l’Institution de 5 M€ à 13 M€.

– Solliciter l’État, dans le cadre très général des aides prévues pour les entreprises, pour accompagner et soutenir les sociétés mères dans leur plan de sauvegarde.

L’arrêt quasi total des paris va tarir le flux financier vers les sociétés mères durant tout ce temps et celles-ci n’auront sans doute pas la trésorerie nécessaire éternellement.

Pour parvenir à assumer ce maintien, conscient de la nécessité de préserver une activité économique qui emploie quelques dizaines de milliers de salariés dans toute la France, et du nécessaire respect sanitaire animal, l’État peut dans le cadre d’un plan et d’engagements clairs de sauvegarde et d’une mécanique financière très contrôlée, favoriser le déblocage immédiat d’aides ou de prêts spéciaux.

Ainsi cela assurerait le financement complémentaire nécessaire pour verser pendant la durée du confinement la compensation de 1.300 € mensuels aux pensions, mais aussi pour organiser, durant les premiers mois de la reprise, un aménagement adapté du programme (réunions ou courses supplémentaires par rapport au programme déjà défini, par exemple pour les 2 ans qui débutent normalement début avril et non intégrés dans l’exemple de compensation pour les propriétaires).

Une telle mesure permettrait pour la majorité des propriétaires et donc des entraîneurs de "passer le cap", avec un minimum de retrait de chevaux de l’entraînement "actif", et de favoriser les conditions de reprise après avoir favorisé les conditions de survie.

À moyen terme :

Aménageons le "retour à meilleure fortune".

Les résultats du PMU sont maintenant compromis. La baisse potentielle des enjeux sur 2020 réduira certainement l’enveloppe destinée aux encouragements de 2021.

Les Propriétaires que nous aurons gardés en 2020 risqueraient alors de partir. Dès lors, une négociation avec l’État sur le montant des prélèvements futurs devient indispensable. Avec un objectif précis, obtenir d’appliquer au plus vite les prélèvements sur le PBJ au lieu du prélèvement sur les mises, avec un taux progressif sur 2 ans, ajusté pour assurer un résultat net du PMU conforme aux besoins des sociétés mères durant cette période, et ainsi garantir au minimum le maintien des encouragements.

Toutes les organisations syndicales sont à même de formuler leurs propositions. Nous demandons aux responsables de France Galop de bien vouloir les analyser au plus vite et d’y répondre au fur et à mesure.

L’organisation par l’Institution, des échanges d’idées et de propositions par les moyens numériques adéquats, doit permettre de mettre en place la meilleure stratégie.

Ensemble nous la construirons mieux.

Serge Tardy, Président du Syndicat National des Propriétaires

Et les six Associations régionales :

L’Association des Propriétaires du Centre-Est présidée par Thierry Ravier

L’Association des Propriétaires de l’Est présidée par Jacques Montoya

L’Association des Propriétaires d’Île-de-France – Nord – Haute-Normandie présidée par Patrick Fellous

L’Association des Propriétaires de l’Ouest – APGO présidée par Richard Evain

L’Association des Propriétaires du Sud-Est et Corse présidée par Antoine Bardini

L’Association des Propriétaires du Sud-Ouest présidée par Dr Gilles Lorenzi