EN RÉGIONS - Saint-Malo sous les ordres…

Courses / 20.04.2020

EN RÉGIONS - Saint-Malo sous les ordres…

Dimanche dernier, une nouvelle saison hippique devait démarrer à l’hippodrome de Saint-Malo, mais le début des opérations a été malheureusement retardé…

Bien qu’il n’y ait plus qu’une seule personne au quotidien sur le site depuis le début du confinement (respect des règles sanitaires oblige), tout est mis en œuvre pour que Saint-Malo puisse accueillir les courses à tout moment. L’entretien et les projets engagés se poursuivent, comme nous l’explique Morgane Aubry, qui occupe le poste de régisseur de l’hippodrome : « L’entretien des deux pistes, celle pour le trot et celle pour le galop, est effectué au rythme habituel. La piste en herbe a été décompactée comme prévu, et avec la remise en route du système d’arrosage et une météo clémente, la plante profite des meilleures conditions de pousse et d’enracinement. »

Pour les socioprofessionnels. Outre les pistes, l’objectif est aussi d’améliorer progressivement la qualité des infrastructures et des services pour les professionnels et les chevaux. Cette année, la réfection du rond de présentation s’est inscrite au programme malouin pour plus de confort pour les chevaux, plus de sécurité mais aussi d’esthétisme. Concernant le public, Morgane Aubry précise : « Bien que beaucoup d’incertitudes planent sur la date potentielle de l’ouverture des sites événementiels, la société des courses tient à ne pas décevoir le public. Il sera important de lui proposer un meilleur accueil, agréable, familial et verdoyant. À l’hippodrome de Saint-Malo, des espaces verts ont été aménagés devant les tribunes et autour du bar extérieur. »

Assurer l’avenir. Morgane Aubry poursuit : « Avec le président de la Société des courses, Gilles Caroff, le secrétaire, Jacques Baron et le trésorier, Jean-Michel Guéguen, nous envisageons et étudions actuellement tous les scénarios, du plus optimiste au plus pessimiste. L’objectif est de maintenir une situation financière viable jusqu’à la reprise de la compétition, sans devoir solliciter l’aide de l’Institution, qui doit avant tout soutenir le socle de la filière, les éleveurs, les entraîneurs, les propriétaires. » Comme pour beaucoup de sociétés de courses, cela devrait se traduire par des efforts importants, voire parfois des sacrifices. Morgane Aubry estime : « Ce qu’il faut retenir, c’est que les quinze réunions de Saint-Malo, comme bien d’autres, tiennent un rôle important dans les programmes, que ce soit au trot ou au galop. Les conditions de courses répondent à de nombreuses populations de chevaux qui auront besoin, dans un futur proche ou un peu plus lointain, de ces courses. La priorité est claire : nous entendons, avec l’Institution, maintenir la santé des courses et donc des hippodromes, hauts lieux de l’expression sportive ! »

Sous les ordres ! Solidaire, Morgane Aubry nous a également déclaré : « La Société des courses de Saint-Malo exprime tout son soutien aux autres hippodromes et à tous leurs acteurs (salariés et bénévoles), ainsi qu’aux professionnels qui poursuivent leurs activités sur le terrain avec détermination et passion avec les chevaux. Au large, l’éclaircie apparaît. Nous sommes optimistes et croyons à l’avenir de nos courses.

L’hippodrome de Saint-Malo est d’ores et déjà sous les ordres du starter, prêt pour reprendre le départ ! »