Les entraîneurs demandent à l’État une reprise rapide des courses avec des allocations à 100 %

Courses / 16.04.2020

Les entraîneurs demandent à l’État une reprise rapide des courses avec des allocations à 100 %

Ce mercredi, les représentants des associations d'entraîneurs – trot et galop réunis– ont eu une réunion téléphonique avec le représentant du ministère de l’Agriculture en charge de la filière cheval. Quelques heures après cette rencontre, Mathieu Boutin (AEP) et Nicolas Clément (AEG) pour le galop, ainsi que Stéphane Meunier (SEDJ) pour le trot, ont diffusé le message suivant : « Au préalable, les entraîneurs ont réaffirmé qu’ils étaient les gardiens d’animaux vivants. Et qu’à ce titre ils étaient en charge d’assurer le bien-être de tous les animaux dont ils avaient la responsabilité.

Au cours de cette réunion, les entraîneurs ont présenté les mesures d’urgence qui devaient être prises afin d’assurer la survie de leurs entreprises et ainsi le bien-être des chevaux dont ils ont la responsabilité :

(1) Une aide d’urgence destinée à assurer l’entretien de chaque cheval resté à l’entraînement depuis le 17/03/2020. Comme cela a déjà été fait au Canada.

(2) Une demande d’exonération de charges sociales pour la sauvegarde des emplois actuels et futurs. Ainsi qu’une simplification de l’obtention des prêts B.P.I. En détail cela signifie une :

-           exonération totale des charges sociales sur toute la période sans courses

-           exonération totale ou partielle des charges sociales pour une durée de plusieurs mois après la reprise des courses, au regard de l’augmentation des coûts de main d’œuvre liés à la reprise des courses et du décalage prévisibles des potentiels gains de courses.

-           facilitation d’obtention des prêts de trésorerie de la B.P.I. afin de permettre à un maximum d’entreprises d’entraînement d’en bénéficier.

(3) Une reprise rapide des courses avec des allocations maintenues à 100 %. Les baisses des années précédentes et les annulations des courses récentes nous ont déjà trop fortement impactés.

Il s’agit là d’envoyer un signal positif fort pour toute la filière et de mettre en place un partenariat "gagnant -gagnant" avec l’État. C’est maintenant qu’il faut un plan de relance vraiment offensif pour toute l’Institution. Nous avons eu le sentiment d’une très grande écoute de la part du représentant du ministère de l’Agriculture. Il nous a par ailleurs été indiqué que ces mesures vont faire partie d’une note transmise directement aux ministres de l’Agriculture et du Budget pour la réunion du 21/04/2020 avec les sociétés-mères. Nous nous félicitons que l’unité des entraîneurs de trot et de galop ait permis une telle écoute. »