Négociations avec l’État : phase 1

Institution / Ventes / 25.04.2020

Négociations avec l’État : phase 1

Vendredi, le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale a tweeté : « Nous le demandions depuis un mois avec insistance, encore hier pendant la discussion budgétaire : enfin, après s’y être opposé, le gouvernement décide d’annuler les charges fiscales et sociales des cafés et restaurants ! Il FAUT encore aller plus loin. » Son nom ? Éric Woerth.

Oui, on parle bien de l’ancien maire de Chantilly et ministre du Budget, aujourd’hui député de l’Oise. Un défenseur des courses de longue date et un fin connaisseur des dossiers de la filière. Mais, dans le contexte actuel, pour nous, Éric Woerth est surtout l’homme qui a chaperonné les responsables des sociétés mères et du PMU mardi, lors du rendez-vous avec Gérald Darmanin et Didier Guillaume. Le fait que Philippe Augier ait également participé à la réunion n’est pas un hasard non plus, puisque le maire de Deauville est un proche du Premier ministre, Édouard Philippe.

La présence du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale est précieuse à date… et elle le sera sans doute plus encore dans les mois à venir. En effet, ce que l’on comprend, en parlant avec des intervenants dans le dossier, c’est que les négociations avec l’État n’en sont qu’à leurs tout débuts.

Par exemple, il est une hypothèse qu’on ne peut plus écarter : celle d’une aide de l’État qui va aller croissant, dans le temps. En phase 1, celle où nous sommes aujourd’hui, l’État ne fait que prêter : de manière directe (prêts garantis par l’État) ou indirecte (non-encaissement de la fiscalité comme au PMU, report de charges Urssaf…). Mais, en phase 2, quand il en saura plus sur les difficultés de chaque secteur, l’État pourrait donner. C’est ce qu’il vient de faire avec les cafés et les restaurants, sans doute le secteur économique le plus immédiatement et le plus fortement affecté par la crise, puisque empêché de tout.

Au départ, les cafetiers et les restaurateurs ont simplement eu le droit de ne pas payer leurs charges sociales et fiscales aux dates prévues, mais sans que l’État renonce à les encaisser un jour. À présent, ces créances sont annulées ! C’est évidemment très différent.

Dans l’attente, les sociétés mères vont devoir avancer sur un chemin étroit. Elles ne pourront ni compter sur un abandon pur et simple de la fiscalité à 50 %… ni l’exclure tout à fait.

Pour gérer ce moment particulier, France Galop pourrait faire le pari d’absorber le choc de la crise dès 2020, pour repartir dès 2021 avec un niveau d’allocations normal. Surtout si le PMU confirme ses prévisions actuelles : le retour à un niveau d’enjeux satisfaisant dès décembre 2020.