Toronado, le chouchou des éleveurs australiens

International / 23.04.2020

Toronado, le chouchou des éleveurs australiens

Toronado, le chouchou des éleveurs australiens

En Australie, le prix de saillie des étalons qui font la navette depuis l’Europe est presque toujours réduit de moitié. Et il faut un étalon tout particulièrement apprécié des éleveurs australiens pour que cela ne soit pas le cas. Toronado (High Chaparral) est l’un de ces oiseaux rares.

Ce mercredi, Swettenham Stud, le haras d’Adam Sangster dans l’État de Victoria, a dévoilé ses tarifs de saillie. Celui de Toronado est confirmé à 27.500 dollars australiens (16.000 €), le double du tarif demandé cette année pour ses services au haras de Bouquetot. Adam Sangster, en annonçant le tarif a expliqué : « Les éleveurs qui ont lui fait confiance ont été récompensés sur les rings des ventes et en piste. Ce sont les éleveurs qui font le succès d’un sire, pas l’étalonnier. Nous avons beaucoup réfléchi et enfin pris la décision de garder son prix au même niveau que l’an dernier, même s’il méritait une hausse. »

En 2019, il a sailli 197 australiennes. Toronado, lauréat des Sussex Stakes (Gr1) à 3ans avec à la clé un rating de 126 et des Queen Anne Stakes (Gr1) à 4ans, a entamé sa carrière au National Stud en 2015 à 15.000 £ (20.250 € à l’époque) et il est parti en Australie pour la saison de l’hémisphère Sud. Les éleveurs australiens l’ont immédiatement soutenu avec 175 poulinières. Lors de ses quatre premières saisons à 22.000 dollars australiens (13.750 €), il a eu 427 foals. Et en 2019, à 27.500 dollars australiens, il a rencontré 197 juments. En Europe, sur la même période il a produit 340 foals.

Un très bon départ dans les deux hémisphères. Le jeune étalon était tombé sur une mauvaise année, avec une forte concurrence, celle des remarquables No Nay Never (Scat Daddy), Kingman (Invincible Spirit) et Australia (Galileo). Mais il a bien tiré son épingle de jeu, en se classant cinquième parmi les First Crop Sires par le nombre de gagnants (24) et deuxième l’année dernière dans le classement des Second Crop Sires. En outre, il a donné quatre gagnants black types. En Australie, il a produit la très bonne pouliche Still a Star, qui a remporté quatre stakes en Tasmanie en devançant les poulains à plusieurs reprises. Cette année, il figure en deuxième place parmi les étalons de deuxième production. La première génération de Toronado compte aussi sur Prince of Sussex, qui a gagné The Showdown, une course millionnaire pour les 2ans, et a été vendu très cher à Hongkong où il fera bientôt ses débuts sous l’identité Lucky Express pour l’entraînement de John Size.

Rien à voir avec So You Think. Il y a quelques années So You Think (High Chaparral) était proposé en Australie pour le double de son tarif irlandais. Mais c’est un cas très différent de celui de Toronado. Il avait gagné cinq Grs1 en Europe tout comme en Australie. Adulé comme un crack chez lui, il était simplement considéré comme un bon cheval chez nous. So You Think n’est pas revenu chez Coolmore après quatre saisons, dont la dernière à 12.500 € en 2016. Dans l’hémisphère Sud, où il a donné quatorze gagnants de Groupe, il continue à surfer la vague de la popularité. Son tarif a été revu à la baisse après avoir atteint 60.500 dollars australiens (38.000 €) en 2017 et il a sailli 225 juments à 44.000 dollars australiens (27.000 €) en 2018 et 234 à 38.500 dollars australiens (23.600 €) l’année dernière.

Highland Reel confirmé. En plus de Toronado un autre étalon européen fait la navette chez Swettenham. Il s’agit d’Highland Reel (Galileo), gagnant de sept Grs1 et issu d’une très bonne mère australienne. L’ancien pensionnaire d’Aidan O’Brien compte sur ses premiers yearlings en Europe (132) conçus à 17.500 €. En Australie, où il officie au tarif confirmé de 16.500 dollars australiens (10.200 €), il a 103 foals, et l’année dernière, il a rencontré 96 juments. Swettenham Stud a plus que doublé le prix de Puissance de Lune (Shamardal) après les bons résultats de ses premiers produits. Il est offert à 19.800 dollars australiens (12.200 €), alors que l’année dernière, il avait eu 154 poulinières à 8.800 dollars australiens (5.400 €).