TRIBUNE LIBRE - Des solutions pour maintenir le niveau des allocations

Courses / 26.04.2020

TRIBUNE LIBRE - Des solutions pour maintenir le niveau des allocations

Par Bernard Meillet, artisan éleveur dans la Vienne

« Je suis époustouflé, pour le moins, par les résultats des discussions à ce jour d’après les informations qui nous sont communiquées, entre l’État et les sociétés des courses négociatrices.

Si l’on résume, l’État considère qu’il ne doit pas perdre un euro de ses recettes alors que les acteurs de la filière, eux, peuvent perdre la totalité de leurs investissements. Pourquoi ne pas avoir le même raisonnement que l’État avec les allocations, en versant une quote-part de celles-ci lorsqu’elles sont dues et le solde à terme, plutôt que d’envisager d’en réduire d’emblée le montant, ce qui lèsera tout le monde et ne favorisera pas le moral des troupes ?

Pourquoi ne pas permettre, avec une garantie de l’État, de réaliser de l’affacturage (cession de créance due) avec le solde des allocations qui seraient dues ? Cela permettrait aux structures socioprofessionnelles qui le désirent de réduire leur tension de trésorerie sans création de dette et à la société-mère de maintenir le niveau des allocations.

Comment l’État peut-il imaginer que les socioprofessionnels vont maintenir de l’emploi, les propriétaires continuer à investir, les éleveurs à prendre des risques à un an ou plus, quand lui-même n’accorde que l’aumône en ne faisant que reporter l’encaissement de ses recettes ?

La non-reprise et/ou la réduction du nombre des courses P.M.H. entre dans cette même logique et va bloquer la base de la pyramide de la filière. La situation est, certes, difficile, mais il devrait être possible d’y répondre sans donner l’image que ce sont les petits qui doivent trinquer en premier.

J’espère que nos dirigeants vont faire preuve de créativité pour redémarrer et pérenniser les courses sur le territoire. »