Un plan de reprise des courses se dessine au Royaume-Uni

International / 18.04.2020

Un plan de reprise des courses se dessine au Royaume-Uni

Vendredi, la British Horseracing Authority (BHA) a envoyé une lettre aux entraîneurs donnant quelques pistes sur la reprise des courses. Tout est encore au conditionnel puisque cela dépendra de l’accord, ou non, du gouvernement britannique pour une reprise des courses vers la mi-mai.

On sait déjà que Royal Ascot (16 au 20 juin) est prêt à se tenir à ses dates habituelles et très possiblement à huis clos, s’il a le feu vert du gouvernement. En 2020, il pourrait donc se positionner après les Guinées, lesquelles pourraient être courues début juin au lieu de début mai, et avant le Derby et les Oaks, qui pourraient se tenir début juillet. Il s’agit du plus optimiste des scénarios possibles. La BHA a indiqué « qu’il est peu probable que nous puissions disputer l’ensemble du programme black type cette année » même si « nous ferons tout pour que les courses clés définissant une génération soient courues, ainsi que pour sauvegarder au maximum le programme de Gr1. »

Reste que la position de Royal Ascot à quinze jours des Guinées et à une quinzaine de jours du Derby pose question : les Guinées se retrouveraient à deux semaines des Coronation et des St James’s Palace Stakes (Grs1) – ce qui reste jouable – mais des courses comme les Ribblesdale et les King Edward VII Stakes (Grs2), consolantes des Oaks et du Derby, pourront plus difficilement devenir des préparatoires aux classiques sur 2.400m avec une petite quinzaine de jours d’avance. Par ailleurs, certains Groupes pour chevaux d’âge pourront être décalés pour laisser la place aux classiques et des Groupes traditionnellement pour 3ans et plus pourraient, cette année, être fermés aux 3ans.

Nombre de réunions limité… tout comme les allocations. Les autres indications données par la BHA concernent les réunions. Les courses reprendraient très certainement à huis clos, avec des règles strictes. Tous les hippodromes ne seraient pas autorisés à recourir tout de suite : il faut des sites capables d’éviter un mélange de population et, si les réunions pourraient proposer plus de courses que traditionnellement, la BHA indique que le nombre de partants dans une course pourrait être limité. Le but : favoriser au maximum la distanciation sociale et limiter le risque d’accident.

Par ailleurs, les courses ont de fortes chances de reprendre alors que les betting shops des bookmakers sont fermés. Cela aura évidemment un impact non négligeable sur les revenus touchés par le Levy Board (qui redistribue ensuite en allocations). La BHA indique donc que ce manque à gagner va entraîner à la fois une baisse du nombre de réunions possibles et une probable baisse des allocations. Reste à savoir dans quelle mesure et quelles sont les courses qui seront les plus impactées.