Une solidarité pour sauver les courses sans oublier l’élevage français

Institution / Ventes / 07.04.2020

Une solidarité pour sauver les courses sans oublier l’élevage français

Par Baudouin de la Motte Saint-Pierre, vice-président de l’association PP

« Je me réjouis que le mot solidarité soit repris en chœur par tous les acteurs des courses qui se sont exprimés jusqu’à présent. Cette notion de solidarité entre les uns et les autres – les grands et les petits, les Parisiens et les régionaux – était présente en filigrane dans l’intervention du président de France Galop, publiée la semaine dernière dans Jour de Galop. Elle s’exprime véritablement dans l’action commune des deux disciplines, Trot et Galop, auprès des instances.

L’analyse de Steve Burgraff, présentée dans Jour de Galop la semaine dernière, est de la même veine. Voilà un propriétaire et éleveur dont les investissements viennent en soutien du label "FR" et dont la passion ne fait guère de doute. Cependant, pourquoi vouloir remettre sur le tapis un débat concernant les primes, dont on pouvait espérer que, après le psychodrame de 2018-2019, il y avait été mis un terme par un référendum aux résultats éloquents ?

Qu’on ne s’y trompe pas, le mécanisme des primes tant au propriétaire qu’à l’éleveur a pour vocation de protéger et de dynamiser notre élevage français et son label "FR". D’ailleurs, dans son analyse, Steve Burgraff l’expose clairement : « La puissance publique doit avoir conscience que le parieur et le propriétaire français injectent massivement de l’argent dans l’économie de notre pays. Ils achètent français. » C’est précisément parce qu’il faut remercier ceux qui produisent et achètent français (dont M. Burgraff) qu’il faut maintenir ces primes.

Faudra-t-il faire des sacrifices ? C’est hélas possible. Faudra-t-il réfléchir à l’évolution de nos allocations ? C’est à craindre. Alors il faudra agir sur celles-ci, mais certainement pas en agissant sur la seule enveloppe qui protège le circuit de l’élevage français, base absolue des partants.

Au nom de la solidarité qu’à juste titre chacun appelle de ses vœux, ne rouvrons pas ce débat qui a déjà fait assez de mal ! »