Baisse globale des allocations au trot, revalorisation des petites catégories

Institution / Ventes / 01.05.2020

Baisse globale des allocations au trot, revalorisation des petites catégories

Le conseil d’administration du Trot a annoncé ce vendredi un plan d’économies de 15 millions d’euros ainsi qu’une baisse des allocations de 7,5 % jusqu’à la fin 2020. Les équipes de la société mère se sont exprimées devant la presse hippique. Voici un extrait du compte rendu publié par la rédaction d’Equidia. Jean-Pierre Barjon, le président, a notamment expliqué : « Les entraîneurs ne sont pas égaux face à la crise. Une structure, c’est en moyenne 2,7 personnes et 15 chevaux. En 2019, plus de 500 entraîneurs n’ont pas reçu 100.000 € d’allocations. La dotation financière globale des courses de niveau F, G et H augmentera de 1,4 %. Ces courses représentent 52 % du programme et 82 % des entraîneurs les courent. Nous avons joué le principe de solidarité. Les allocations des courses C, D et E baisseront de 9,7 % et celles des courses A, B et des Groupes de 15 %. »

Beaucoup d’incertitudes. Jean-Pierre Barjon a aussi déclaré : « Nous sommes sous tutelle et les ministres nous ont dit qu’ils ne nous laisseraient pas tomber. Dans un premier temps, l’État nous a donné les moyens d’organiser les courses sous la forme de l’équivalent d’un prêt garanti par l’État gratuit. Ensuite, nous souscrirons un PGE. Son montant sera évalué selon nos ressources. Nous devrons le rembourser sur plusieurs années. Le danger est que, si l’État considère que nous avons des ressources, il ne nous aidera plus. (…) Dans un scénario où l’ensemble du réseau PMU rouvrirait ses portes le 1er juillet, notre budget serait grevé de 82 millions d’euros. Le nombre de variables est très important et on ne peut pas figer ce chiffre. Dans un scénario favorable, l’ensemble du réseau PMU pourrait rouvrir le 1er juin mais cela pourrait n’être que le 1er septembre. Les ressources de LeTrot proviennent à 80 % de l’activité offline du PMU. Dans le même temps, Patrick David a présenté un plan historique de 15 millions d’euros d’économies. La suite dépendra de la puissance du PMU. » François Laurens, le directeur administratif et financier, a précisé : « Ces économies proviennent du chômage partiel, de la suppression de budgets sur l’événementialisation de courses, de la baisse de 10 % du variable versé aux fédérations régionales, des économies réalisées grâce au huis clos et des efforts consentis pour l’organisation des courses. »