EN RÉGION - Langon, retour sur un huis-clos en région

Courses / 20.05.2020

EN RÉGION - Langon, retour sur un huis-clos en région

Par Guillaume Boutillon

L’hippodrome de Langon organisait dimanche sa première réunion de l’année. Yan de Kersabiec, vice-président de la Société de courses de Langon-Libourne, raconte l’organisation de cette journée particulière.

L’hippodrome de la Bidane organise sept réunions par an, deux réunions mixtes, une de galop et quatre réservées aux trotteurs. Avec la crise du Coronavirus, deux de ses réunions ont été annulées, celle du lundi de Pâques et celle du 1er mai, deux rendez-vous qui rassemblaient plus 1.200 personnes et sont très importants pour la Société de courses dirigée par Franck Marquette. Son vice-président, Yan de Kersabiec, se veut rassurant : « Heureusement, et nous en sommes ravis, nous récupérons une réunion, celle de ce jeudi, qui devait se courir à l’origine à La Réole, et une le 8 juin, programmée à Eauze et qui sera délocalisée chez nous également. C’est une excellente nouvelle, car, déjà, cela nous permet de maintenir le même nombre de rendez-vous sur la saison. Nous avons aussi eu la chance de récupérer notre réunion du 17 mai, car nous sommes première catégorie au trot, et bien que nous soyons deuxième catégorie au galop. Et cette réunion, courue dimanche, s’est très bien passée. L’hippodrome est quasiment neuf, avec des infrastructures qui permettent d’accueillir ce type de réunions à huis-clos. Comme les vestiaires et la salle des balances sont grands, nous n’avons eu aucun mal à faire respecter les distanciations. »

Des consignes appliquées à la lettre. Yan de Kersabiec, par ailleurs éleveur et permis d'entraîner, nous explique : « Pour l’organisation, nous avons été en contact avec Christophe Bohne, chargé de missions régions à France Galop. Ce soutien était nécessaire car il s’agissait d’une grande première pour nous, d’autant plus que nous ne fonctionnons qu’avec des bénévoles. Un dernier point a été fait samedi, la veille de la réunion, avec monsieur Bohne, venu nous rendre visite et faire un point sur nos installations. Nous avions prévu un nombre limité de bénévoles, chacun avait un poste attribué et savait ce qu’il devait faire. En temps normal, 20 bénévoles sont présents sur le site. Seuls 12 étaient présents ce dimanche. Nous avons appliqué à la lettre toutes les consignes données par les Fédérations. Une personne, parmi les bénévoles, était chargée de la sécurité, vérifiait si tout se passait bien, et le président et moi supervisions le tout. Nous avions doublé certains postes afin d’éviter l’engorgement, à l’entrée par exemple. Les professionnels se sont montrés très disciplinés, conscients que tout doit bien se passer pour qu’ils puissent continuer à courir. Sportivement, nous avons fait le plein de partants, avec des entraîneurs comme Jean-Claude Rouget, Henri-Alex Pantall, Yann Durepaire ou encore Christophe Ferland. S’il était important pour nous d’organiser cette réunion à plus d’un titre, ce que nous souhaitions, notamment, c’était de montrer aux professionnels que nous disposions d’un superbe outil. »

 

Une place de plus en plus importante pour les galopeurs. Yan de Kersabiec poursuit : « Un effort considérable a été fait pour notre piste de galop, grâce à Alexis Lemer, le responsable des pistes depuis trois ans maintenant. Lorsque Pao Alto (Intello) vient faire un gazon chez nous deux semaines avant de remporter le Prix La Force (Gr3), c’est une grande satisfaction. Nous espérons, à l’avenir, récupérer davantage de courses de galop, car notre piste est sous-exploitée à mon sens, et en plus nous disposons d’une cinquantaine de boxes. Pour une société de courses comme la nôtre, il est primordial de faire cohabiter les courses de trot et de galop. Historiquement, Langon est très lié au trot. Mais un équilibre est en train de s’opérer. Notre réussite passe par là, un peu comme au niveau des sociétés mères, je pense. »