La profonde méconnaissance du cheval par les médias français

Courses / 03.05.2020

La profonde méconnaissance du cheval par les médias français

On se plaint souvent du manque d’intérêt pour les courses de la part des médias généralistes et sportifs français. Et c’est certainement justifié. Mais au vu de la Une de L’Équipe de ce dimanche, on peut se demander si ce n’est pas le monde du cheval (dans son ensemble) qui n’intéresse plus les journalistes.

Astier Nicolas possède l’un des plus beaux palmarès du sport équestre français. Ingénieur de formation, très à l’aise avec les médias, il a tout pour être le bon client d’un journaliste sportif ayant envie de sortir des sentiers battus. Et c’est d’ailleurs ce qu'il s’est (parfois) passé, car il a eu droit à quelques interviews en dehors des médias équestres. En compagnie d’autres athlètes, ce champion olympique participe à la campagne : #TousenBlanc ! C’est-à-dire le mouvement solidaire du sport français pour encourager et aider le personnel de santé dans la lutte face à l'épidémie de Coronavirus. Or sur le bandeau où il affiche son soutien au personnel soignant, son prénom (Astier) et son nom de famille (Nicolas) ont été inversés. On imagine mal pareille coquille dans L’Équipe avec un joueur de football ou de tennis.

Cela peut paraître anecdotique, mais cela ne l’est pas. En leur temps, Marcel Rozier ou Pierre Jonquères d'Oriola étaient de vraies personnalités médiatiques. Les meilleurs cavaliers français actuels ont des palmarès de premier plan et ne sont pas moins doués que ceux qui les ont précédés. Pourtant, qui connaît aujourd’hui Julien Épaillard, Patrice Delaveau, Simon Delestre, Olivier Robert ou Nicolas Delmotte ? Faites un test, posez la question à votre petite cousine qui monte en poney-club… vous serez surpris de la réponse !