Le mot de la fin : Fonds éperon

Courses / 18.05.2020

Le mot de la fin : Fonds éperon

Le monde des sports équestres a ceci de particulier qu’il est constitué d’une multitude d’associations. Si c’est la Fédération française d’équitation (F.F.E.) qui encadre les compétitions du poney-club jusqu’aux Coupes du monde, c’est la Société hippique française (S.H.F.) qui gère les épreuves pour jeunes chevaux de 4ans à 6ans. C’est un peu comme si France Galop était divisé en deux entités : d’un côté celle qui gère les Groupes, les réclamers et les handicaps… et de l’autre celle qui s’occupe des maidens ! La S.H.F. est au cœur de la polémique du moment sur les réseaux sociaux (version équestre). Le circuit jeunes chevaux va repartir le 25 mai… mais sans gains, lesquels sont remplacés par des points aux sans-faute, convertis en euros lorsque le Fonds éperon sera finalement versé. Les défenseurs de l’exception hippique française refusent la fusion avec la F.F.E. et soulignent l’excellence du circuit S.H.F. Ses opposants arguent que le Fonds éperon a été mis en place pour des projets structurants, par pour payer des gains ou les 13 salariés de la S.H.F. Le débat fait rage et la maison mère a déclaré ce lundi : « La S.H.F. avait reçu du Fonds éperon une notification d’accord de 3,2 millions d’euros d’allocation annuelle. Suite à la crise du Covid-19 et l’arrêt des courses, le Fonds éperon avait dû surseoir à cet engagement financier. Suite à la réunion du Comité du Fonds éperon du 14 mai, la S.H.F. a été informée qu’un montant de 2,2 millions d’euros lui a été réservé sur l’exercice 2020. La date du versement n’a pas pu être précisée à ce jour. » À quand un rapprochement F.F.E./S.H.F. pour économiser plus (d’un million d’euros) ?