Pas d'étrangers dans les courses en France avant mi-juin

Institution / Ventes / 21.05.2020

Pas d'étrangers dans les courses en France avant mi-juin

Directeur général adjoint de France Galop, Henri Pouret explique : « France Galop se réfère à une instruction du Premier ministre, qui a été prise en première version au moment du confinement, le 18 mars. Cette instruction a été prolongée le 15 avril et de nouveau prolongée le 12 mai. Elle prévoit, de manière précise, les conditions d’entrée sur le territoire national. Il y a toute une liste des personnes pouvant entrer sur le territoire : les ressortissants français, les travailleurs frontaliers, le personnel soignant venant aider à la lutte contre le Covid-19, le transport de marchandise… Les professionnels étrangers, qu’ils soient entraîneurs ou jockeys, ne rentrent dans aucune des catégories autorisées. France Galop s’est basé sur l’environnement juridique et les textes applicables pour prendre cette décision. Et, de fait, il y a cette restriction valable pour le moment jusqu’au 14 juin inclus. » On note que LeTrot n’a cependant pas tout de suite mis en place cette restriction pour les étrangers : selon nos informations, elle pourrait être appliquée prochainement. Quant à l’élevage, les juments françaises pouvaient, dans le cadre de l’instruction, sortir et rentrer sur le territoire puisque les ressortissants français sont autorisés à quitter la France et à y revenir.

Quatre Grs1 de plat concernés. En plat, il y a quatre Grs1 qui ne peuvent pas accueillir des concurrents étrangers pour le moment : les deux Poules d’Essai, ainsi que le Prix Ganay et le Coolmore Prix Saint-Alary, qui sont prévus le 14 juin. Cela risque de poser un problème de partants (et de qualité). Y-a-t-il un petit espoir pour que cette situation puisse évoluer ? Pour les Poules d’Essai, non. Pour le Saint-Alary et le Ganay, l’espoir est infime : « Nous ne savons pas encore ce qui sera annoncé par le gouvernement concernant le prochain palier sur le déconfinement, prévu le 2 juin prochain. Peut-être qu’il y aura une possibilité de revenir sur cette instruction du Premier ministre, mais cette restriction peut aussi se voir prolongée. » Évidemment, France Galop va rembourser les engagements souscrits par les étrangers qui se voient interdits de courir.

Que va dire le Pattern ? Cette décision d’interdiction des concurrents étrangers soulève une autre interrogation : que va-t-il se passer pour nos Grs1 – et tous nos black types – qui vont être fermés aux concurrents étrangers ? Selon les conditions imposées par le Blue Book, il ne peut y avoir de restrictions de ce type sur les épreuves donnant du black type… Et comment une telle nouvelle va-t-elle être accueillie par l'European Pattern Committee, sachant que nos voisins anglais et irlandais ont prévu d’ouvrir d’entrée de jeu leurs Grs1 ?

Mais la situation sanitaire et toutes ses conséquences dépassent le cadre du Pattern. Henri Pouret nous a dit : « Il y a eu cette discussion au niveau de l’European Pattern Committee, où il a été évoqué ce principe du Blue Book. Il s’agit d’une année exceptionnelle. Évidemment, il est toujours préférable d’avoir de la compétition internationale : France Galop le souhaite. Mais il y a des circonstances exceptionnelles cette année qui touchent l’ensemble des pays et donnent lieu à des instructions gouvernementales qu’il faut suivre. Du côté du Pattern, le pragmatisme sera privilégié. »