SHOEMAKER MILE (GR1) : Raging Bull, un millionnaire français amoureux de la Californie

International / 26.05.2020

SHOEMAKER MILE (GR1) : Raging Bull, un millionnaire français amoureux de la Californie

SANTA ANITA (US), LUNDI

Le français Raging Bull (Dark Angel) aime beaucoup la Californie, son gazon bien entretenu et ses courses qui roulent à folle allure dès le départ. En deux déplacements là-bas, il a remporté deux Grs1. Ce lundi, alors que les Américains célébraient le Memorial Day, il a survolé le Shoemaker Mile (Gr1), à Santa Anita, et est devenu millionnaire. Et ses gains, qui sont désormais de 1,1 million de dollars (1,01 M€), risquent encore de monter. Le représentant de Peter Brant a attendu son heure parmi les derniers d’un peloton qui a avalé les premiers 1.200m en 1’08’’56. C’est dans le dernier tournant qu’il a été lancé en pleine piste par son jockey, Joel Rosario. À mi-ligne droite, Raging Bull avait déjà mis K.O. ses adversaires et il a passé le poteau avec deux grandes longueurs sur le bon finisseur Next Shares (Archarcharch). Le favori, Without Parole (Frankel), coincé un court instant au moment du démarrage, est venu s’octroyer la troisième place. Le lauréat des Preakness Stakes (Gr1) War of Will (War Front), qui effectuait son retour sur le gazon, a couru trop proche de tête. Il a cédé dans les 50 derniers mètres, se classant cinquième, rétrogradé ensuite pour avoir gêné un adversaire peu après le départ.

Aucune victoire en 2019. Raging Bull avait connu une saison un peu compliquée à 4ans, sans la moindre victoire. Son dernier succès remontait à 2018, dans l'Hollywood Derby (Gr1). L’année dernière, il avait bien couru mais, contrarié par les conditions de courses du début de saison, il avait enchaîné les places. Il a pris de la force cet hiver et fait partie des meilleurs milers cette saison. Juan Hernandez, assistant de Chad Brown (premier Gr1 de l’année), a déclaré : « Il a fait une super course, mais il faut savoir qu’il donne toujours le meilleur de lui-même. Il avait bien travaillé ici et nous étions confiants. C’un cheval très spécial. »

L’investissement de Peter Brant à la dispersion Wildenstein. Peter Brant avait beaucoup investi à la dispersion Wildenstein organisée par Goffs en 2016. Il avait acheté 24 sujets pour 8,18 millions. Si la majeure partie de cette somme lui a permis d’acquérir plusieurs poulinières, il ne s’était offert que deux yearlings, dont Raging Bull, adjugé 90.000 € au courtier italo-américain Eugenio Colombo, lequel avait déjà vendu à la famille Wildenstein la deuxième mère, Rolly Polly (Mukaddamah), une pouliche élevée par l’Italien Mario Parola. Elle avait remporté le Prix Robert Papin (Gr2), alors qu’elle était entraînée en Italie par Bruno Grizzetti, avant de passer chez Sir Henry Cecil pour qui elle a gagné les Fred Darling Stakes (Gr3). Elle a terminé sa carrière chez Bobby Frankel, avec qui elle a enregistré deux victoires de Gr3 en Californie.

Il a également acheté la mère. Sur les six produits gagnants de Rolly Polly, un seul a décroché son black type. Il s’agit de Rosa Bonheur (Mr Greeley), deuxième du Prix de la Cochère (L) pour l’entraînement d’Élie Lellouche. Peter Brant a déboursé 80.000 € pour l’avoir, alors qu’elle était pleine d’une saillie à 20.000 € de Siyouni. Au moment de la vente, aucun de ses deux produits en âge de courir n’avait gagné. Sa pouliche de 4ans, Rapture (Pivotal), a remporté ensuite une course en Angleterre, tandis que la 3ans Siyoubaby (Siyouni) est encore inédite.

Rosa Bonheur n’a pas de 2ans et a produit un yearling par Dark Angel (Acclamation), propre frère de Raging Bull.

Raing Bull, quant à lui, a été élevé à Jedburgh Stud, et Alec Waugh a encore plusieurs femelles de cette famille : Rolling Stone (Raven’s Pass) et Rêverie (Dutch Art), deux sœurs de Rosa Bonheur, et Rancheria (Acclamation), une sœur de Raging Bull. Cette dernière a une yearling d’Ultra