Un cas de piroplasmose fait trembler la Nouvelle-Zélande

International / 21.05.2020

Un cas de piroplasmose fait trembler la Nouvelle-Zélande

Les socioprofessionnels néo-zélandais sont sur le qui-vive, après un premier cas de piroplasmose détecté dans le pays. Mardi soir, un cargo en partance, avec à son bord plusieurs chevaux, est resté à quai. Et un autre, dont le départ est prévu vendredi, connaîtra le même sort. Selon la presse locale, une poulinière importée d’Europe serait atteinte de cette maladie. D’autres tests ont été effectués et les résultats sont attendus pour la fin de semaine, alors que les autorités sanitaires de Nouvelle-Zélande et d’Australie travaillent pour trouver un nouvel accord.

Une économie basée sur les exportations. Le protocole sanitaire en place stipule que les importations doivent cesser pour une durée de trois ans. Cela signifie que les chevaux de Nouvelle-Zélande ne peuvent pas être exportés en Australie jusqu’à 2023, à la différence d’autres pays comme Hongkong où les règles sont plus souples. L’exportation est la principale source de revenus pour les courses et l’élevage en Nouvelle-Zélande. Cette année, à la grande vente de yearlings de Karaka, 296 des 484 vendus lors du book 1 ont été achetés par des investisseurs étrangers, ce qui représente un chiffre d’affaires de 40,17 millions de dollars néo-zélandais (22,44 M€), soit 60 % du total. À eux seuls, les Australiens ont acheté 229 lots pour l’équivalent de 16,75 millions d’euros. En outre, il faut tenir compte des autres ventes, du marché à l’amiable et des chevaux entraînés en Nouvelle-Zélande qui vont courir régulièrement en Australie. En résumé, les allocations distribuées, de l’ordre de 33 millions d’euros, pèsent nettement moins que les exportations.

Un problème commercial. Heureusement pour les socioprofessionnels, des nouvelles rassurantes sont arrivées. Le docteur Ivan Bridge, président de la New Zealand Equine Health Association, a déclaré : « Il s’agit davantage d’un problème commercial que sanitaire, et le ministère a pris le dossier en main. L’Australie nous demande qu’il n’y ait pas de cas de piroplasmose en Nouvelle-Zélande pendant trois ans. Nous n’avons pas de cas de piroplasmose au sens clinique du terme et je ne pense pas que les tiques présentes chez nous puissent transmettre l’infection. » Les autorités néo-zélandaises se montrent confiantes : le problème devrait être vite résolu.