Café Pharoah, un japonais (toujours) sur la route du Kentucky

International / 25.06.2020

Café Pharoah, un japonais (toujours) sur la route du Kentucky

Élevé aux États-Unis par Paul Pompa, Café Pharoah (American Pharoah) a pris la route du Japon après avoir été acheté par Emmanuel de Seroux aux ventes de 2ans OBS, pour Koichi Nishikawa, moyennant 475.000 $. Dimanche dernier, à Tokyo, le poulain est resté invaincu en trois sorties en survolant les Unicorn Stakes (Gr3), parcourant les 1.600m dirt en 1’34’’09, un record pour l’épreuve. C’est le premier succès de Groupe sur le dirt au Japon pour American Pharoah.

Le meilleur atout japonais. Café Pharoah est en tête de la Road to the Kentucky Derby du Japon. Covid-19 oblige, il n’est pas aisé d’affirmer la présence du poulain dans le prochain Kentucky Derby (Gr1), le 5 septembre prochain, mais cette porte n’est pas totalement fermée : si l’on en croit le Daily Racing Form, le dialogue entre les officiels de Churchill Downs et l’entourage du poulain a été très positif. Le Japon a déjà tenté de gagner le Kentucky Derby : l’an dernier, Master Fencer (Just a Way) a conclu sixième du Kentucky Derby, finissant bien, et cinquième des Belmont Stakes (Gr1), finissant bien. Le fantasque Lani (Tapit) avait aussi tenté sa chance dans le Run for the Roses, concluant neuvième et finissant bien, puis cinquième des Preakness Stakes et bon troisième des Belmont Stakes (Grs1).

Si l’on insiste sur le "finissant bien", c’est simplement parce que pour battre les chevaux américains dans un Kentucky Derby, tout se joue au départ : il faut bondir hors des stalles et réussir à suivre le rythme d’enfer. On ne peut pas "ramasser les morts". Or, le départ n’était pas le point fort de Lani ou de Master Fencer. Café Pharoah est plus fort qu’eux sur ce point-là. Reste à savoir si cela sera suffisant pour briguer la victoire à Churchill Downs.