EN RÉGION : Yannick Meunier : « Le retour du public est vital »

Courses / 17.06.2020

EN RÉGION : Yannick Meunier : « Le retour du public est vital »

Samedi, la Société de courses des Sables-d’Olonne organise sa première réunion de galop de l’année. Covid-19 oblige, les investissements initialement prévus sont reportés. Mais, pour autant, les professionnels, en attendant le retour du public, devraient y trouver largement leur compte.

S’il s’agit d’une première pour les galopeurs cette année, il ne s’agira pas, pour autant, d’une première à huis-clos sur l’hippodrome de la Malbrande. Car la Société de courses des Sables-d’Olonne a déjà organisé trois réunions réservées aux trotteurs dans ces conditions. Yannick Meunier, son président depuis 2012, nous confie : « Cela s’est bien passé. Le cahier des charges envoyé par les instances a été respecté. Il nous faut 34 bénévoles pour mener à bien une réunion de ce type, et ce pour veiller aux entrées, à la sécurité, au nettoyage, … Pour la réunion de samedi, nous procéderons de la même manière. Vu l’absence de public, notre ambition sera de répondre aux attentes des professionnels, que ce soit au niveau de la qualité de la piste ou des infrastructures. La piste sera souple, voire très souple. Cela devrait vraiment aller. Il y aura deux épreuves d’obstacle et six de plat, avec notamment une Classe 2 et un maiden. »

Plus trot que galop, mais... Même si l’hippodrome est de première catégorie, les Sables-d’Olonne sont souvent associés aux courses de trot. À ce sujet, Yannick Meunier nous explique : « Nos réunions de trot rassemblent davantage de monde que celles de galop. En moyenne, plus de 200 personnes sont présentes pour ce type de réunions, avec des pics à 500 ou 600 le jour de notre "fête des courses", lorsque beaucoup d’activités pour les enfants sont organisées. À titre de comparaison, lors d’une nocturne avec des trotteurs, nous faisons le plein, avec 1.500 personnes. Il n’y pas de réelle explication à cela, si ce n’est que nous sommes dans une zone qui apprécie vraiment le trot. Pour autant, nous organisons cinq réunions de galopeurs, car nous récupérons une réunion P.M.H. Il s’agit, pour certaines d'entre elles, de réunions premium, avec de belles courses et des professionnels toujours satisfaits... Nos disposons de 108 boxes depuis 2 ans, et pour l’accueil des professionnels, cela se passe toujours bien. Avec la crise sanitaire, et conforté par les pluies incessantes depuis quelques semaines, nous n’avons pas fait les travaux prévus sur l’arrosage. »

Des travaux repoussés. Au-delà de cet investissement qui sera entrepris en 2021, la Société de courses des Sables-d’Olonne a mis en sommeil les autres. Mais au total, ce sont près de 8 millions d’euros qui ont été investi depuis 2013. Yannick Meunier précise : « Des efforts conséquents ont été fait ces dernières années. Outre l’arrosage que nous aurions pu modifier, nous comptions aussi développer la restauration. » Celle-ci, au même titre que les entrées, représente une ressource vitale pour une telle société de courses : « C’est simple. Ce n’est pas le P.M.H. qui rapporte, mais tout ce que nous proposons à côté. Nous avons un restaurant et un bar qui fonctionnent très bien. Notre idée, cette année, était d’installer une zone de restauration rapide, près du rond de présentation, axée sur les produits régionaux. Cela impliquait de faire quelques ajustements en termes de circulation autour du rond. Ce sera sans doute pour l’année prochaine. » En ce sens, le retour du public est très attendu, comme pour beaucoup de sociétés : « Pour nous, c’est vital. Car organiser une réunion, même à huis-clos, a un coût. Nous n’avons perdu aucune réunion, heureusement, mais pour nous y retrouver financièrement, il va falloir que le public réinvestisse les hippodromes au plus vite ! »