Espoir

Le Mot de la Fin / 27.06.2020

Espoir

C’est une anecdote à mettre au crédit de David Conolly-Smith, le plus germanophile des journalistes hippiques anglo-saxons. Le 21 juin à Düsseldorf, l’entraîneur allemande Yasmin Almenräder a vécu une véritable "journée de m…". Son premier partant de la réunion… n’a pas pris le départ. Du moins il l’a pris avec beaucoup de retard et a fini laborieusement dernier. La journée commençait bien ! Un bonheur ne venant jamais seul, le deuxième a dû être déclaré non partant. Et, comme on dit, "jamais deux sans trois". Alors que toute l’Allemagne des courses avait les yeux rivés sur les concurrentes des 1.000 Guinées locales (Gr2), sa pensionnaire Lancade (Areion), supplémentée pour l’occasion, s’est échappée au paddock… avant d’être rattrapée par un autre entraîneur ayant un partant dans ce classique. On a vu mieux pour aborder une telle échéance. L’instant fut d’autant plus cruel que Yasmin Almenräder, ancien permis d’entraîner, n’a pas tous les ans une pouliche pour les classiques. Mais le dénouement est finalement très heureux : Lancade a gagné, offrant un premier succès classique à son entourage. La morale de cette histoire ? Les chevaux, c’est bien souvent une succession de catastrophes et, de temps en temps, une belle victoire. Le tout, c’est de garder espoir !