Le mot de la fin : Derby

Le Mot de la Fin / 07.06.2020

Le mot de la fin : Derby

Kitten’s Joy, le père de Kameko, a fait carrière aux États-Unis et n’a jamais posé un pied ailleurs. C’est la première fois depuis 1993 – et la victoire de Zafonic (Gone West) – qu’un pur américain donne un gagnant des Guinées. On associe l’Amérique avec la vitesse et la précocité, deux qualités qui ne sont pas celles de Kitten’s Joy, qui a décroché son black type à 3ans et qui a gagné ses deux Grs1 sur 2.000m et 2.400m. Andrew Balding a dit à RacingTV : « Il ne nous reste plus qu’à persuader David Redvers. Il est inquiet de la réaction des éleveurs s’il gagne le Derby. Personnellement, c’est là que j’aimerais aller. » Le racing manager de Qatar Bloodstock a réagi : « Pour être clair, j’adorerais qu’il gagne le Derby. Et je ne pense pas que cela dégradera sa cote d’étalon, vu qu’il est déjà lauréat des Guinées. » Le manque d’attractivité des pères dotés de tenue est un débat sans fin outre-Manche, avec d’un côté les nombreux tenants de la tradition (à la B.H.A., au Jockey Club et à l’Association des propriétaires anglais) et de l’autre les éleveurs britanniques qui misent sur la vitesse/précocité pour tenter de vivre à l’ombre des superpuissances qui sont intouchables au-delà de 1.600m. Sur les 15 lauréats du Derby ayant eu au moins une génération de 3ans, seulement cinq ont vraiment percé au haras. Neuf sont partis vers l’obstacle ou une destination exotique. Deux parmi les plus jeunes sont en position délicate en 2020.