Le mot de la fin : le black type et l’Hexagone

Le Mot de la Fin / 08.06.2020

Le mot de la fin : le black type et l’Hexagone

En ce moment, des courses de Groupe habituellement disputées à Paris ont lieu en régions*. Cela relance le débat sur la question du black type en province. Certains, comme Philippe Krief hier dans nos colonnes, déplorent la délocalisation des meilleures épreuves ; d’autres, comme les animateurs du Défi du Galop, tentent d’attirer les meilleurs chevaux aux six coins de la France.

Les Anglais doivent bien rire : à de très rares exceptions près, leurs courses ont lieu là où elles ont toujours eu lieu. Et peu importe que l’on prépare le Derby d’Epsom sur la piste – plate et corde à droite ! – de Sandown Park ; peu importe que Newmarket ou Cheltenham soient des "villes de province" !

Mais bon : la France est un pays où l’on aime se quereller. Sans la moindre prétention de mettre tout le monde d’accord, il nous semble que les régions méritent d’avoir plus de Groupes en plat qu’aujourd’hui et que ces Groupes devraient concerner les chevaux d’âge ; la région parisienne conserverait son programme actuel de sélection, ciblé sur les 2ans et les 3ans. Pourquoi ? Parce que d’une part, les "vieux" feront d’excellents ambassadeurs de notre sport, offrant une superbe vitrine là où l’on recrute en priorité nos futurs clients, à savoir en régions ; et parce que, d’autre part, les "jeunes" de la filière de sélection ont besoin de courir là où l’on a toujours couru, pour pouvoir comparer les millésimes entre eux, en conservant les points de repère/critères historiques, et par là même, la valeur de ces épreuves.

* À ce sujet, bravo aux équipes des hippodromes concernés, qui ont été hyper-réactives et efficaces !