Ribblesdale Stakes (Gr2) : Frank(l)y Darling, la favorite de Dettori

International / 16.06.2020

Ribblesdale Stakes (Gr2) : Frank(l)y Darling, la favorite de Dettori

Royal Ascot (GB), mardi

Les Ribblesdale Stakes (Gr2) ont permis de trouver l’adversaire de Love (Galileo) dans les Oaks. La favorite, Frankly Darling (Frankel), a dominé la course, transformée en une préparatoire pour Epsom. Lanfranco Dettori ne s’était pas trompé, lui qui, dans nos colonnes et à quelques jours de la reprise des courses, nous l’avait présentée comme sa pouliche pour le Gr1. L’élève d’Anthony Oppenheimer est une vraie bonne, encore perfectible, mais avec du talent. Un peu tendue en début de parcours, elle s’est posée derrière l’animatrice, Golden Lips (Golden Horn), qui a un peu repris après un kilomètre. Dettori a attendu la fin du tournant pour décaler Frankly Darling, et, quand il lui a demandé d’accélérer avec un coup de cravache, elle a placé une sacrée pointe de vitesse pour s’envoler vers le succès. Le pilote italien n’a pas été dur avec Frankly Darling, qui, tout de même, a réalisé un meilleur temps partiel pour finir que les mâles, dans les King Edward Stakes (Gr2). Pour Lanfranco, il s’agit de son septième succès (un record) dans les Ribblesdale, 25 ans après le premier, en selle sur Phantom Gold (Machiavellian), sous la casaque de Sa Majesté.

Un 50e succès pour John Gosden. La cote de Frankly Darling pour les Oaks est descendue à 3/1. John Gosden a expliqué : « Heureusement qu’elle a pu courir le jour de la reprise, sinon elle aurait dû suivre un autre programme. Elle est en train d’apprendre son métier, elle l’a montré en début de parcours. Nous verrons comment elle rentre, et ensuite nous penserons aux Oaks. » Frankly Darling a donné un cinquantième succès à Royal Ascot à son entraîneur. Ce dernier a ajouté : « Une année, j’avais obtenu six deuxièmes places. Gagner ici n’est pas facile. La décision de courir à Royal Ascot est très importante, car l’Angleterre, comme beaucoup d’autres pays, a souffert du Coronavirus. C’est très dur pour tout le monde. Offrir un tel meeting est vraiment important pour les amoureux de notre sport, c’est aussi un soulagement pour tous. »  

Ennistymon console O’Brien. Si Aidan O’Brien a trouvé une adversaire à Love, il s’est également trouvé une autre candidate. Ennistymon (Galileo) a ouvert son palmarès il y a une semaine. Ce mardi, elle a tracé une belle ligne droite pour s’octroyer la deuxième place à presque deux longueurs de la lauréate. L’autre pouliche de Ballydoyle, Passion (Galileo), se classe troisième. Les déplacements en provenance d’Irlande sont assez compliqués d’un point de vue logistique. Dans le pire des cas, l’élève d’Evie Stockwell, la mère de John Magnier, peut aller sur les Irish Oaks, qui se tiendront deux semaines après Epsom.

La souche de Golden Horn. Frankly Darling est un pur produit de l’élevage d’Anthony Oppenheimer. Elle est la 41e gagnante de Groupe issue de quatre premières générations de son père, le crack Frankel (Galileo). Sa mère, Hidden Hope (Daylami), avait ouvert son palmarès dans les Cheshire Oaks (L), mais son entraîneur, Geoff Wragg, ne l’estimait pas suffisamment dure pour Epsom et l’avait courue, sans trop d’espoir, dans les Ribblesdale Stakes, il y a seize ans. Elle n’a pas réussi à gagner son Groupe, mais s’est classée deuxième du Prix de Pomone (Gr2). Hidden Hope a donné cinq autres gagnantes, dont la lauréate de stakes Our Obsession (Shamardal) et le placé black type First in Line (New Approach). La deuxième mère, Nuryana (Nureyev), a dix gagnants, dont Rebecca Sharp (Machiavellian), qui avait remporté les Coronation Stakes (Gr1) à Royal Ascot. Sa fille, inédite, Flèche d’Or (Dubai Destination), est la mère de Golden Horn (Cape Cross), qui a gagné le Derby, le Prix de l’Arc de Triomphe, les Eclipse Stakes et les Irish Champion Stakes (Grs1).