Conciliation [Assises du trot]

Le Mot de la Fin / 03.07.2020

Conciliation [Assises du trot]

Les Assises du trot ont mis en lumière plusieurs points faisant débat mais pour lesquels il n’y a pas de réponse absolue à apporter. Par exemple, le temps de 35 minutes entre chaque course, jugé trop long. Oui, un temps trop long pour la personne sur l’hippodrome, mais pas trop long pour le parieur hors hippodrome qui veut jouer d’une course à l’autre et pouvoir recycler ses gains, comme l’explique Benoît Fabrega, attaché de direction de LeTrot : « Il faut laisser le temps au parieur de toucher ses gains de la course précédente : avec 30 minutes, le paiement n’a pas forcément le temps d’être fait, alors que cela est possible avec 35 minutes. » Reste à l’hippodrome d’occuper les intervalles entre les courses… Ou alors de payer à l’arrivée provisoire, option qui n’a pas été évoquée.

Autre exemple : il est ressorti lors de ces assises que le programme était jugé trop centré sur la région parisienne. Mais cette remarque vient des professionnels du trot – qui quittent Grosbois à la fin du meeting d’hiver de Vincennes – alors que les parieurs aiment le label parisien, comme le précise Julien Phelippon : « Une réunion parisienne qui part en province, c’est 15 à 20 % de chiffre d’affaires en moins. » Il est vrai que tous les entraîneurs de trot n’ont pas forcément des chevaux pour Vincennes dans les boxes… Mais, durant l’hiver, toutes les pistes ne sont pas non plus praticables.