La lidocaïne confirmée dans les seconds tests de Charlatan et Gamine

International / 07.07.2020

La lidocaïne confirmée dans les seconds tests de Charlatan et Gamine

Charlatan (Speightstown) et Gamine (American Pharoah) avaient tous deux été testés positifs à la lidocaïne après leurs victoires le 2 mai à Oaklawn Park, respectivement dans l’Arkansas Derby et dans une course à conditions. Gamine a, depuis, survolé les Acorn Stakes (Gr1), le 20 juin, s’imposant par près de 19 longueurs. Les résultats des échantillons B des pensionnaires de Bob Baffert ont été dévoilés et la présence de lidocaïne a été confirmée. La lidocaïne est considérée comme un produit dopant de classe 2, utilisée pour traiter les boiteries.

Baffert plaide la contamination accidentelle. Bob Baffert, via son avocat Craig Paterson, s’est défendu en parlant de contamination involontaire : « Après avoir enquêté, nous pensons que Gamine et Charlatan ont été involontairement et sans intention malveillante exposé à la lidocaïne par un des employés de Bob. Cet employé s’est précédemment fracturé le pelvis et a souffert de douleurs au dos dans les jours précédant le 2 mai. Par conséquent, il avait un patch de Salonpas sur le dos, qu’il a appliqué lui-même. Cette marque de patch contient une faible dose de lidocaïne. Nous pensons que la lidocaïne de ce patch a été transférée involontairement sur les mains de l’employé puis aux chevaux lors de la mise en place de l’attache langue par cet employé qui s’occupait des deux chevaux le 2 mai. Nous voulons être clairs sur trois points : 1) c’est un cas d’exposition involontaire et pas une administration intentionnelle, 2) les niveaux de lidocaïne détectés chez Gamine et Charlatan ce jour-là sont très faibles – 185 picogrammes pour Gamine (course 7) et 46 picogrammes pour Charlatan (course 11). Un picogramme est un trillion de gramme. 3) Nous avons cru comprendre que de tels niveaux de lidocaïne détectés chez Gamine et Charlatan ne pouvaient pas avoir eu d’effets sur les chevaux et encore moins un effet améliorateur de performance. Les tests modernes extrêmement précis permettent de révéler des traces d’une contamination infime n’ayant pas d’effet sur un cheval. C’est un élément que les régulateurs des courses doivent prendre en compte. En se basant sur ces faits, nous avons l’intention de défendre les cas de Gamine et Arkansas devant la Arkansas Racing Commission. »