Culture hippique

Le Mot de la Fin / 30.07.2020

Culture hippique

En 1982, dans une période d’impopularité, Margaret Thatcher décide de répondre militairement à l’invasion des îles Malouines. Si 907 personnes ont perdu la vie, elle est sortie renforcée de cette victoire et a été réélue en 1983. Un commando revenant en Angleterre a déclaré à l’époque : « Si Thatcher vous donne un tuyau pour le Derby, misez tout dessus. C’est la plus grande veinarde que j'aie jamais vue. Au moment où mes supérieurs ont été tués, il ne nous restait plus qu’une caisse de munitions. Si au même moment, les soldats argentins n’avaient pas lancé une mutinerie, nous n’aurions certainement pas tenu longtemps. Le sort de la guerre s’est joué en une minute. » Le fait que ce soldat cite spontanément le Derby atteste du taux de pénétration des courses dans la société anglaise des années 1980. Mais quatre décennies plus tard, en Angleterre comme ailleurs, la culture hippique a beaucoup reculé. Enfin, pas partout, pour être tout à fait honnête. Harry Sweeney, qui dirige Darley Japan, a dit : « Quand je vais aux courses à Tokyo, je sonde le chauffeur de taxi. Et en général, il est capable de me donner son favori pour le Derby japonais. C’est beaucoup plus improbable à Londres. » Sachant que le Japon est parti de zéro, cela laisse un certain espoir quand à une renaissance de la culture hippique ailleurs dans le monde !