Le Touquet mise toujours plus sur l’obstacle

Courses / 22.07.2020

Le Touquet mise toujours plus sur l’obstacle

Le Touquet mise toujours plus sur l’obstacle

À quelques jours d’accueillir la première de ses deux réunions Premium de l’année, Xavier Bollart, le président de la Société de courses du Touquet, a répondu à nos questions.

Jour de Galop. - Le Touquet lance ce dimanche sa saison de galop. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Xavier Bollart. - Même si le 14 juin nous avons accueilli, à la demande de France Galop, une réunion mixte plat/obstacle normalement prévue à Orléans, c’est vraiment dimanche que notre saison de galop démarre. Deux réunions Premium de plat vont se tenir pendant l’été, l’une dimanche et l’autre le 12 août. C’est toujours une grande satisfaction d’accueillir des réunions de ce type. Déjà, nous étions heureux, il y a quelques années, d’organiser des réunions du Galop Tour Interrégional (G.T.I.). Et le fait que la société mère nous maintienne sa confiance en nous accordant des réunions Premium, depuis 2018, nous encourage encore plus. En septembre, deux réunions d’obstacle seront à l’affiche, sachant également que six réunions de trot se tiennent entre mai et octobre sur notre hippodrome.

Depuis 2012 et votre premier mandat comme président, un effort particulier a été consenti pour l’obstacle, avec la réhabilitation de votre parc d’obstacles notamment. Êtes-vous toujours dans cette démarche de mettre l’accent sur cette discipline ?

En plat, nous sommes conscients que même si nous organisons de belles réunions, nous serons toujours en dessous des bons hippodromes, ce qui est logique. Mais pour l’obstacle, c’est différent, et nous avons de réelles prétentions. Ces dernières années, nous avons donc totalement réhabilité les parcours de haies, de steeple et de cross, et le retour des professionnels a été très positif. Cette année, en plus des améliorations réalisées sur ces certains obstacles, nous avons mis en place un passage de route pour le cross, pour essayer encore d’améliorer notre parcours. Autrefois, nous avions une étape du Championnat de France de cross, ce n’est plus le cas. Notre objectif est donc d’intégrer celui qui l’a remplacé, le Trophée national du cross - Haras du Lion. Il y a dix réunions dans l’année au Touquet, mais, vraiment, l’hippodrome du Touquet est voué à se tourner vers l’obstacle.

Cela passe également par les pistes…

Oui, en effet. Et c’est d’ailleurs notre grand projet pour les années qui viennent. Nous avons déjà l’irrigation sur la piste plate, et ce depuis pas mal d’années. Mais pas les parcours d’obstacle. Cette irrigation est indispensable si l’on veut évoluer ou ne serait-ce que pour garder notre place au sein des hippodromes d’obstacle. Au Touquet, nous pouvons courir de mai jusqu’à octobre, ce qui est un avantage lorsque l’on sait qu’il y a toute l’intersaison des grands hippodromes à occuper. Le fait qu’Auteuil et Compiègne soient fermés l’été, que des chevaux ont besoin d’avoir une course avant la rentrée, que d’autres n’ont pas de valeurs suffisantes pour courir sur les grands hippodromes offre donc à un hippodrome comme le nôtre quelques possibilités. Nous avons la capacité et le potentiel pour le faire, j’en suis persuadé. Notre hippodrome est grand, les infrastructures sont là, avec quatre-vingts boxes en dur, et c’est un site historique en plein cœur d’une station balnéaire très prisée, celle où même le président de la République passe ses vacances ! (rires)

Vous êtes également l’un des cinq présidents de comités régionaux du Galop à siéger au Comité de France Galop. Quel est votre sentiment sur les derniers mois qui viennent de s’écouler ?

Je reste positif. La crise a prouvé que nous avions une base solide de turfistes. Les bons chiffres du PMU actuellement sont là pour le prouver. C’est sur elle que nous devons nous appuyer. Nous devons aussi la récompenser et la traiter du mieux possible, elle qui se sent parfois un peu "méprisée". C’est selon moi, le grand enseignement que nous devons tirer de ces quelques mois. Les courses ne sont pas un jeu de hasard, comme on a voulu parfois nous le faire croire. Ce sont des gens passionnés de courses, de chevaux et qui sont les premiers à fréquenter nos hippodromes.