Antoinette Tamagni-Bodmer : « Inoubliable »

Courses / 07.08.2020

Antoinette Tamagni-Bodmer : « Inoubliable »

Watch Me fait partie de la première génération de chevaux élevés au haras de Saint-Julien, créé par Antoinette Tamagni-Bodmer. Le coup d’essai a été un coup de maître(sse). 

« Je n’oublierai jamais la journée du 21 juin. À Ascot, l’accueil est exceptionnel. Même si je suis suissesse, j’élève en France depuis longtemps et je suis très attachée à la France. J’ai ressenti une grande émotion en voyant le drapeau français flotter sur l’hippodrome. Aujourd’hui encore, je ne réalise pas. Je crois qu’on ne réalise jamais vraiment. Watch Me est la première pouliche que j’ai élevée dans mon haras de Saint-Julien ; elle a été mon premier gagnant… et mon premier gagnant de Gr1. Je suis tellement fière et heureuse pour les équipes du haras et pour Patrick (Chedeville), qui m’a tout appris. Gagner des courses comme ça, c’est en équipe. Sinon on n’y arrive jamais. On va maintenant fêter ça avec les équipes du haras. »

Antoinette Tamagni-Bodmer était encore sous le coup de l’émotion lorsque nous avons échangé avec elle vendredi matin. Partagée entre ses souvenirs de courses et la joie de retrouver sa pouliche à Saint-Julien : « Elle va être au paddock, devant ma maison. Je vais la voir tous les jours. Nous allons l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie de poulinière. Aujourd’hui, elle est au plafond ! (rires) On a l’impression qu’elle veut retourner aux courses ! Mais on ne veut prendre aucun risque. Elle ne mérite pas ça. C’est une championne. »

Le téléphone a commencé à chauffer depuis l’annonce de sa retraite, sur le site de JDG. « Pendant sa carrière, nous avons eu beaucoup d’offres mais elle n’a jamais été sur le marché. Jamais je n’ai voulu la vendre. Je n’ai même laissé personne s’approcher ! Dès sa première victoire de Listed, j’ai su qu’elle serait poulinière à Saint-Julien. Pour développer un haras de qualité, il faut des juments comme elle. Alors, quand on en a une, on la garde. Les meilleures juments sont si difficiles à acheter… »

Quel sire aura ses faveurs ? « Ce n’est pas encore décidé. Nous avons de très bons étalons en France, capables de produire des champions. Regardez Olympic Glory : il a bien produit Watch Me, non ? (…) Ça dépendra aussi du Covid, du Brexit, etc. Mais, je le répète, elle peut très bien aller à la saillie en France. »

En attendant, Antoinette Tamagni-Bodmer possède une sœur de Watch Me qui est foal et un frère yearling qui passera chez Arqana fin septembre (lot 286). Les deux sont issus de l’étalon du Petit Tellier Elvstroem (Danehill).