Brexile : très peu de conséquences à court terme

Courses / 14.08.2020

Brexile : très peu de conséquences à court terme

La quarantaine annoncée par le gouvernement britannique n’aura finalement que peu de conséquences sur le week-end hippique deauvillais. Seule une monte a changé de mains…

Christophe Soumillon a hérité de la monte de Circus Maximus (Galileo) dans le Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois (Gr1), en remplacement de William Buick. Son agent, Steve Obry, nous a dit : « Nous sommes ravis d’avoir récupéré cette très bonne monte. Hormis cela, la quarantaine n’a pas d’impact sur mon équipe ; nous n’avions pas prévu d’aller à York la semaine prochaine. Nous allons profiter de cette mauvaise passe pour récupérer les chevaux qui seront disponibles. » Steve Obry est également l’agent de Stéphane Pasquier et de Vincent Cheminaud.

L’annonce de la quarantaine n’a en revanche rien changé pour les jockeys d’Hervé Naggar et de Pierre-Alain Chereau. Hervé Naggar, qui gère la carrière de Pierre-Charles Boudot et de Tony Piccone, nous a déclaré : « Cette annonce ne m’a rapporté aucune monte. Nous avions anticipé ce problème, et Pierre-Charles avait déjà un samedi assez chargé. Cela risque d’être différent la semaine prochaine, car il est probable que nous récupérions des montes lors du week-end du Prix Morny (Gr1). » Pierre-Alain Chereau, quant à lui, compte six jockeys dans son équipe : Maxime Guyon, Aurélien Lemaître, Anthony Crastus, Jean-Bernard Eyquem, Ioritz Mendizabal et Ronan Thomas. Il a commenté : « Pour mes jockeys et moi, ça ne change rien. Personne ne m’a appelé. Ioritz aurait pu récupérer la monte de Mishriff (Make Believe) si Dettori avait annulé sa venue, mais comme il vient… Et aucun de mes jockeys ne devait se rendre à York la semaine prochaine. »

Olivier Delloye : « Cette annonce pose surtout des problèmes pour l’avenir »

Le directeur général de France Galop, nous a confié : « Évidemment, ce n’est pas une bonne nouvelle. Nous faisons partie d’un sport de compétition ouvert sur le plan international, donc tout ce qui vient compliquer la circulation et contrarie les plans des uns et des autres ne nous permet pas forcément d’avoir un plateau d’acteurs aussi relevé que celui qu’on attendait. Malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose, à part observer les décisions des entourages : à eux de confirmer leur venue ou pas… Cela étant, il n’y a pas que des mauvaises surprises, vu que Lanfranco Dettori a choisi de venir quand même ce week-end. Mais cette annonce pose plein de problèmes pour l’avenir. Si la quarantaine se prolonge, cela pourrait avoir un impact énorme sur le week-end de l’Arc, entre autres. Nous espérons obtenir une dérogation pour accueillir plus de 5.000 personnes ; si nous n’avons pas de partants et de public anglais durant ce week-end, ce serait bien dommage. La mise en place de cette quarantaine a un effet dissuasif sur la population britannique ; j’imagine mal un Anglais parfaitement respectueux des règles venir chez nous pour l’Arc de Triomphe… Le problème, c’est qu’on ne sait pas combien de temps va durer cette situation. Il faudra peut-être s’attendre à une réciprocité dans le futur : si un cheval arrive d’Angleterre avec son staff pour courir en France, peut-être devra-t-il arriver 14 jours avant la course. »