EN RÉGIONS : avec quasiment quatre mois de retard, Loudéac reprend

Courses / 05.08.2020

EN RÉGIONS : avec quasiment quatre mois de retard, Loudéac reprend

Loudéac accueillera dimanche 9 août sa première réunion de l’année. Un soulagement pour Yvonnick Querhault, le président de la Société de courses, et son équipe.

Sur les 48 Sociétés de courses du Grand Ouest, une dizaine d’entre elles ont décidé de supprimer leurs réunions cette année, et ce pour différentes raisons. Yvonnick Querhault, président de Loudéac depuis 2011, nous a expliqué : « Ces rendez-vous, heureusement, ont été redistribués. Ainsi nous récupérons des réunions de Plouescat (29) et Josselin (56). Les maires de ces communes, en l’occurrence, ont décidé d’interdire ce type de manifestations et c’est la raison pour laquelle elles ont été redistribuées sur des hippodromes de l’Ouest comme le nôtre. Le 9 août, nous organisons une réunion initialement prévue à Josselin, et l’une des deux réunions de Plouescat aura lieu chez nous quelques jours plus tard, le 13 août. Ce sont deux réunions mixtes. Nous sommes très heureux de pouvoir courir, car avec l’arrêt des courses, nous avions perdu quatre réunions. Dans l’intérêt général, nous avions déjà prévenu France Galop que nous étions disposés à accueillir d’autres réunions, même à l’époque du huis-clos. Cette année, nous n’aurons pas "La fête des courses" que nous organisons d’habitude à Pâques et que nous aurions pu reproduire aussi bien pour le 9 que pour 13. Vu la situation sanitaire, cela nous semblait peu approprié. »

L’impact des quatre réunions annulées. La très bonne saison 2019 avait fait de l’hippodrome de Calouët l’une des places fortes des courses en Bretagne. Yvonnick Querhault nous rappelle ces chiffres : « Le temps nous avait été favorable. Nous avions fait 201.000 € d’enjeux au total sur nos quatre réunions et 4.000 entrées payantes. Une très bonne année, si on la compare à celle de 2018. Cette année-là, il avait plu lors des quatre réunions et nous avions fait autour de 110.000 € d’enjeux. Nous avons dû annuler nos réunions du 22 mars et des 12, 13 et 26 avril. Alors évidemment, nous n’allons pas récupérer avec ces deux réunions estivales, plus celle qui était prévue le 6 juin et que nous organiserons en septembre, ce que nous faisions au printemps. Mais c’est un moindre mal. Sinon, nous aurions eu zéro recette cette année. »

Un déménagement repoussé. En novembre 2018, la mairie a contacté la Société de courses pour discuter d'une éventuelle vente des 17 ha sur lesquels se trouve l'hippodrome et qui appartiennent à la société. Dès lors, un projet d’un autre champ de courses situé à l’autre extrémité de la ville, à un endroit plus fréquenté, a commencé à être étudié. Yvonnick Querhault nous a apporté quelques précisions à ce sujet : « Pour l’instant, ce projet est complètement à l’arrêt à cause de l’épidémie. Comme un peu partout, beaucoup d’autres projets sont également tombés à l’eau dans la région. Tout le monde attend que cette crise passe et espère qu’elle causera le moins de dégâts possible. L’ancienne équipe municipale, qui portait le projet, a été réélue, donc cela reviendra sur le tapis. Ce serait important pour nous que cela se fasse, car cela nous permettrait d’avoir un hippodrome moderne avec des pistes plus longues. Tout cela nous permettrait d’accueillir des courses plus relevées, ce à quoi nous aspirons véritablement. »

Prêts pour dimanche. Les professionnels devraient bénéficier de très bonnes conditions dimanche pour cette reprise à Loudéac. Les capacités d’accueil restent inchangées avec 45 boxes pour les galopeurs et 16 stalles pour les trotteurs, des chiffres assez importants pour un hippodrome qui accueille seulement quatre réunions par an en temps normal. Sur le parcours de haies, tous les panneaux qui étaient en contreplaqué ont été remplacés par de gros panneaux Trespa, en synthétique, d’une durée de vie plus longue (entre 25 et 30 ans). Concernant la qualité de la piste, Yvonnick Querhault nous a déclaré : « Elle sera en parfait état. Nous en prenons grand soin. Les professionnels étaient très satisfaits l’an passé. Cette année, les courses interviennent plus tard, mais tout a été fait et continue à l’être pour qu’ils trouvent des conditions similaires à l’an dernier. »