Le mot de la fin : gens qui rient, gens qui pleurent

Le Mot de la Fin / 05.08.2020

Le mot de la fin : gens qui rient, gens qui pleurent

En plein milieu du confinement, une célèbre écurie de course australienne expliquait à ses clients potentiels : « C’est le moment d’investir. Cette année, à cause du Covid-19, les chevaux européens ne pourront pas venir et les Australiens vont rester maîtres chez eux. » Comme l’a expliqué Franco Raimondi dans son article du jour, près de 70 % des Grs1 sur 2.000m et plus ont été remportés pour des chevaux nés et/ou entraînés hors d’Australie. Si certains vont tirer profit des conséquences, d’autres font triste mine. Récemment à Deauville, Christophe Ferland et Charlie Appleby ont expliqué leurs craintes de ne pas pourvoir faire ce voyage au pays des allocations si riches pour les chevaux de tenue. Mais il y a plus dur encore. L’Australien Lloyd Williams, copropriétaire de six lauréats de la Melbourne Cup (1981, 1985, 2007, 2012, 2016 et 2017) a massivement investi en Europe, tout particulièrement dans les chevaux à l’entraînement en Irlande. Ce mercredi, Lloyd Williams a déclaré au Racing Post : « S’il y a la moindre inquiétude concernant la santé du personnel d’écurie, je n’autoriserai pas mes chevaux à voyager. » Concernant ses huit chevaux en lice pour le Cox Plate (Gr1), il réagit : « J’aime beaucoup le Carnival de Melbourne. Je suis certainement le plus vieux propriétaire encore actif, car c’est le cas depuis les années 1960. C’est ma priorité. Courir à Melbourne occupe une grande place dans ma vie. L’avenir est dans les mains du Seigneur. »