Monte

Le Mot de la Fin / 01.09.2020

Monte

Alors que les ventes de Deauville approchent à grands pas, il peut être intéressant de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, pour mesurer les conséquences sur le microcosme hippique du Covid-19. Les difficultés qui ont touché les entraîneurs et les propriétaires sont bien connues. L’impact sur les paris hippiques aussi : d’abord négatif puis très positif.

On constate par ailleurs que les transactions à l’amiable – en plat comme en obstacle – pour les chevaux à l’entraînement n’ont pas baissé. Bien au contraire. Et à l’élevage ? Malgré un contexte peu favorable – restrictions de déplacements, peur d’une crise économique à venir – la saison de monte 2020 s’est globalement bien tenue (selon les données de l'Ifce et de la Fédération des éleveurs). Les chiffres officiels ne montrent qu’une correction. En ce qui concerne les pur-sang anglais, le nombre de juments saillies est passé de 8.361 à 7.914 (- 5,3 %) sur notre territoire. Pour les AQPS, ce même chiffre passe de 1.727 à 1.666 (- 3,5 %).

L’impact du Covid-19 sera-t-il plus visible sur la saison 2021 ? En fonction des résultats des ventes, les éleveurs de plat s’adapteront et feront peut-être varier le nombre de juments à saillir. Leurs confrères d’obstacle – surtout les plus petits – subissent déjà les conséquences du virus. Les Irlandais n’ont pas été aussi actifs sur le marché des foals à l’amiable, soit pour des raisons de difficulté à voyager et donc à visiter les poulains dans les prés, soit parce qu’ils n’ont pas encore écoulé tout leur stock de chevaux sur le marché anglo-irlandais.