Le haras des Pyrénées, un rêve d’enfance devenu réalité

Élevage / 16.10.2020

Le haras des Pyrénées, un rêve d’enfance devenu réalité

Il y a cinq ans, Stéphane Sarré a fondé le haras de SC avec des associés venus du monde de l’entreprise. La structure évolue désormais sous le nom de haras des Pyrénées. Pour la première fois, lors des ventes d’octobre, ce label apparaît dans le catalogue de Deauville avec deux chevaux présentés par Arcadia (lots 379 et 373) et La Motteraye Consignment (lots 316 et 179). Installé dans les Hautes-Pyrénées, Stéphane Sarré nous a expliqué : « Mon grand-père élevait des anglo-arabes. Et c’était un rêve d’enfant d’élever à mon tour. De 2013 à 2015, j’ai passé beaucoup de temps aux ventes, dans les haras pour voir les étalons, en France et en Irlande… J’ai pris le temps de discuter, d’étudier et de rencontrer des gens. Nous sommes plusieurs associés, amis et chefs d’entreprise, qui se sont rassemblés autour d’un projet qui a du sens. Aucun de nous n’était du milieu des courses. Y compris moi. En 2015, nous avons lancé le business plan de notre élevage commercial. Je travaille avec mon fils Thibaut et un salarié. Depuis cinq saisons, nous nous sommes entourés de personnes de confiance. Les terres sont neuves et nous avons volontairement une faible densité de chevaux. »

Déjà un premier gagnant en Angleterre. Le haras des Pyrénées a actuellement 16 poulinières dans son effectif, ainsi que quatre pouliches à l’entraînement. Parmi les mères, on peut citer Shahnila (Elusive City), une sœur de Shamkala (Pivotal), lauréate du Prix Cléopâtre (Gr3). Avec Union (New Approach), Shahnila a donné un premier gagnant au haras des Pyrénées. Ce dernier s’est en effet imposé à deux reprises cette année en Angleterre sous les couleurs d’Highclere Racing. Il est entraîné par Roger Varian et avait été acheté 60.000 € en octobre 2018 chez Arqana.

Des familles qui ont donné des 2ans... Blanchefleur (Camelot), lauréate à 3ans en Angleterre, est suitée de Showcasing (Oasis Dream). Sa sœur Miss You Too (Montjeu) s’est classée troisième du Critérium de Saint-Cloud (Gr1).

Goona Chope (Namid) a couru six fois à 2ans pour deux victoires et quatre places. Elle s’est notamment imposée dans le Prix Pawneese (B) avant de passer à une tête du black type en se classant (proche) quatrième du Prix du Bois (Gr3). Sa génitrice, Gooseley Lane (Pyramus), est la deuxième mère de Kenbaio (Kendargent), troisième du Prix Sigy (Gr3), mais aussi et surtout de l’étalon Goken (Kendargent), gagnant des Prix Texanita et du Bois (Grs3) puis troisième des King’s Stand Stakes (Gr1). Goona Chope a été saillie par Fas (Fastnet Rock).

Lakota Treaty (Sageburg) est la propre sœur de Peace Burg (Prix de Sandringham, Gr2, et d’Aumale, Gr3). Suitée de Golden Horn (Cape Cross), elle a été saillie par Ten Sovereigns (Scat Daddy).

… mais aussi des profils plus classiques. Jewel of the Nile (Authorized) est une fille de Diamond Dance (Dancehall), lauréate du Prix Pénélope (Gr3). Et donc une sœur de Diamond Tango (Acatenango), gagnante du Prix de Pomone (Gr2). Suitée de Mastercraftsman (Danehill Dancer), elle a été saillie par Footstepsinthesand (Giant’s Causeway).

Maestria (Mastercraftsman), issue de la grande souche du Gestüt Karlshof, a été saillie par Sea the Moon (Sea the Stars)… d’où un inbreeding sur la célèbre Sacarina (Old Vic).

Pinaruh (Iffraaj) est la sœur de Brigantin (Cozzene), gagnant des Prix Vicomtesse Vigier (Gr2) et de Lutèce (Gr3). Elle a été saillie par Fas.

Ready to Smile (Distorted Humor), premier produit de la gagnante de Gr1 Buster’s Read (More than Ready), a été couverte par Due Diligence (War Front).

Saillie par Oasis Dream (Green Desert), Tadaabeer (Dubawi) est une fille de Thakafaat (Unfuwain), gagnante des Ribblesdale Stakes (Gr2).

Le haras des Pyrénées dispose désormais d’un site internet : http://www.haraspyrenees.com/