QATAR ARABIAN WORLD CUP : Nasser Sherida Al Kaabi : « Les courses, c’est une histoire de transmission »

03.11.2020

QATAR ARABIAN WORLD CUP : Nasser Sherida Al Kaabi : « Les courses, c’est une histoire de transmission »

Nasser Sherida Al Kaabi est le directeur général du Qrec (Qatar Racing and Equestrian Club). À la veille de la Qatar Arabian World Cup (Gr1 PA), il nous a expliqué en quoi le partenariat entre le Qrec et France Galop pour le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, noué en 2008, est si important en ces temps incertains.

The French Purebred Arabian. – Nous vivons une période difficile, notamment à cause du Covid. Le Qatar Racing and Equestrian Club a néanmoins maintenu ses sponsorings et son soutien à la filière française…

Nasser Sherida Al Kaabi. – Pour nous, il est vraiment important de pérenniser notre engagement auprès des courses françaises. Nous sommes partenaires depuis de longues années avec France Galop. Et nous sommes là dans les bons moments, comme dans ceux qui sont plus difficiles. Le Covid est une pandémie globale et c’est tous ensemble que nous devons relever un tel défi.

Les passionnés et officiels du Qatar ont-ils la possibilité de venir assister à l’édition 2020 du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe ?

C’est difficile, compte tenu des restrictions sanitaires. Mais nous faisons notre maximum pour aider ceux qui veulent venir. J’ai fait le déplacement, tout comme plusieurs propriétaires ou encore Son Excellence le cheikh Joaan Al Thani.

Le Qatar investit beaucoup pour bâtir l’avenir des courses. Pourriez-vous nous parler d’Al Uqda, le nouveau centre d’entraînement cinq étoiles lancé par le Qatar Racing and Equestrian Club ?

Ces installations sont là pour permettre à de nouveaux propriétaires d’avoir des galopeurs. Ce site comporte une piste de course et il est situé dans le nord du Qatar. Les conditions d’entraînement sont de première qualité, elles répondent aux plus hauts standards techniques. C’est notre manière d’ouvrir les courses qataries à de nouvelles casaques. Nous croyons beaucoup au développement du propriétariat.

Ce projet est d’ores et déjà un succès car vous avez beaucoup de demandes. Quel est votre sentiment ?

En effet, les demandes de boxes sont nombreuses. Cela valide notre stratégie. Et l’arrivée de nouveaux propriétaires va encore renforcer le niveau de la compétition hippique au Qatar.

À Doha, on voit qu’aux courses, il y a beaucoup de jeunes gens âgés de 20 ans ou 30 ans. Certains sont mêmes actifs en tant que propriétaires en France, à l’image de Sheail bin Khalifa Al Kuwari ou encore de Mohamed Fahad Al Attiyah…

C’est une vraie volonté de la part du Qatar Racing and Equestrian Club : faire venir les jeunes générations sur les hippodromes et les inciter à s’impliquer dans les activités hippiques. Je sais que France Galop fait aussi beaucoup d’efforts dans ce sens. Les chevaux et les courses, c’est une histoire de transmission. Il faut que les aînés transmettent leur passion et leur savoir aux plus jeunes. C’est toute la beauté du sport hippique. Et c’est aussi la clé de la pérennité des courses. Sheail bin Khalifa Al Kuwari est dans les courses depuis longtemps désormais. Mohamed Fahad Al Attiyah y est venu plus récemment, mais avec succès. Ils apportent leur pierre à l’édifice que représente la compétition hippique en France et au Qatar.

Quelles sont les ambitions du Qatar Racing and Equestrian Club à l’international ?

Nous voulons continuer, comme nous le faisons avec France Galop, à faire briller le sport hippique à travers le monde. Et nous voulons que la bannière du Qatar atteigne les sommets de la compétition à l’international. Enfin, nous poursuivions l’amélioration du niveau des courses hippiques au Qatar. Ebraz (Amer), lauréat de la Doha Triple Crown, sera dimanche le favori de la plus grande course de pur-sang arabes au monde : la Qatar Arabian World Cup. Royal Julius (Royal Applause) qui a lui aussi brillé lors du meeting de Doha, a gagné la première course internationale du Bahreïn et il sera en lice dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.