Le mot de la fin : rentabilité

Le Mot de la Fin / 12.11.2020

Le mot de la fin : rentabilité

Six mois ont passé depuis la bonne tenue de l'Inglis Easter Yearling Sale en Australie. Force est de constater que les ventes Arqana, Doncaster Premier, Goffs Orby et les books 1 et 2 de Tattersalls ont mieux résisté que prévu. Pour autant, la rentabilité des yearlings est en baisse, ce qui était déjà le cas avant la crise du Covid-19. Le nombre record d’étalons européens chers en est l’une des principales raisons. Selon nos confères du TDN, le tarif le moins cher des 30 meilleurs étalons en 2009 était de 15.000 £ contre 30.000 £ en 2019. Dans le même ordre d’idée, en 2018, 2.111 yearlings ont été commercialisés à ces cinq ventes : 67 % ont couvert le prix de saillie de leur père, plus 20.000 £ de coûts de production. En 2020, sur les 1.973 yearlings vendus, seulement 58 % ont franchi ce même seuil, les marges se réduisant donc. La majeure partie de la responsabilité de cette baisse des marges peut être imputée à l’épidémie. Mais il y a de fortes chances que le nombre de yearlings rentables aurait quand même baissé sans elle. La crise sanitaire actuelle générera, à coup sûr, un nouvel équilibre sur le marché des jeunes étalons commerciaux.