Troisième trimestre : paris hippiques + 34 %, paris sportifs + 49 %

Institution / Ventes / 25.11.2020

Troisième trimestre : paris hippiques + 34 %, paris sportifs + 49 %

L’Autorité nationale des jeux (A.N.J.) a publié les chiffres du troisième trimestre 2020 (de juillet à septembre). Après un deuxième trimestre de perte d’activité – en raison de l’arrêt des compétitions –, le marché des jeux en ligne a enregistré un redressement spectaculaire. Le troisième trimestre est marqué par une croissance du chiffre d’affaires de + 25 % par rapport au deuxième trimestre 2020. Le marché s’est même rétabli à un niveau significativement supérieur à celui qui était le sien avant la crise sanitaire, puisque le chiffre d’affaires progresse de 17 % par rapport au troisième trimestre 2019, couplé à une hausse de 29 % du nombre de joueurs (soit 2,7 millions de joueurs). Les paris hippiques continuent eux aussi leur progression.

Une hausse de 34 % par rapport à 2019 sur l’hippique. Les résultats du deuxième trimestre 2020 témoignaient d’une croissance importante des enjeux engagés en paris hippiques. La progression de l’activité se mesurait sur l’ensemble du trimestre mais s’était accélérée dès la reprise des courses françaises, suspendues pendant plus d’un mois.

Le montant de mises réunies sur les courses hippiques du troisième trimestre s’élève à 363 millions d’euros, ce qui correspond au volume d’enjeux le plus important enregistré sur un trimestre, devançant d’un million d’euros le volume d’enjeux généré au T2. Les enjeux de l’activité sont en hausse de 34 % par rapport à l’an passé, soit une progression qui se maintient à un rythme presque équivalent au précédent trimestre (+ 35 %).

L’interruption des courses françaises pendant une grande partie du trimestre avait provoqué une concentration des mises sur les courses étrangères le trimestre dernier. Elles avaient en effet généré 46 % du total des mises hippiques au T2 2020 contre donc 54 % des enjeux sur les courses françaises. Au troisième trimestre, les courses françaises génèrent 87 % de l’activité, ce qui est plus conforme avec les observations habituelles.

Sur le P.B.J. Le produit brut des jeux (P.B.J.) augmente parallèlement aux mises de 32 % à 87 millions d’euros. L’écart de progression provient d’un relèvement de 0,3 point de la part des enjeux redistribués aux joueurs avant versement de bonus. Les gratifications versées par les opérateurs, nettement réduites au trimestre précédent, reculent de nouveau de 30 % ce trimestre et s’élèvent à 4 millions d’euros. La croissance d’activité du trimestre entraîne une progression des prélèvements de 29 % pour un total de 47 millions d’euros.

La mise moyenne en hausse. En moyenne, 161.000 comptes joueurs ont parié hebdomadairement sur les courses hippiques ce trimestre, soit une moyenne de joueurs actifs en hausse de 16 % par rapport à celle du T3 2019. L’écart entre la progression de 16 % de la moyenne de joueurs actifs par semaine du trimestre et la progression des enjeux de 34 % traduit un phénomène d’augmentation notable des dépenses moyennes par joueur, observation déjà vérifiée au précédent trimestre : + 18 % pour atteindre 251 €.

Un même rebond au troisième trimestre s’observe sur les paris hippiques pris en réseau physique : le PMU communique sur une progression de 8 % dans ce réseau et un total de mises, tous canaux confondus, de 2,35 milliards d’euros sur ce trimestre, meilleure performance sur la période de l’histoire du PMU.

Total du marché des jeux en ligne en 2020 : + 11 %. Au total, malgré le confinement, le chiffre d’affaires global du marché des jeux en ligne a atteint 1,2 milliard d’euros sur les 9 premiers mois de l’année, soit une progression de plus de 11 % par rapport à 2019. Ce redressement profite à l’ensemble des segments de jeux, avec des records de mises en paris sportifs et hippiques en ligne.

Pour Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de l’ANJ : « Ce redressement du marché des jeux en ligne doit s’accompagner d’une responsabilisation accrue de la part des opérateurs. En effet, contrairement au premier confinement, l’offre de jeux en paris sportifs et hippiques est largement disponible et cette situation peut constituer un terreau favorable au développement de pratiques excessives ou à risques pour des personnes fragilisées par ce contexte inédit. »

Paris sportifs : merci le foot ! Les paris sportifs se portent bien, malgré un calendrier amputé de quelques compétitions majeures (Jeux Olympiques, Euro de Football, Wimbledon…). Le niveau de mises de l’activité connaît une progression de 49 % par rapport au troisième trimestre de 2019 et s’élève à 1,6 milliard d’euros. Ce volume de mises est le plus élevé mesuré sur un trimestre depuis 10 ans. Le segment des paris sportifs redevient l’activité dominante du marché des jeux en ligne et enregistre au troisième trimestre 2020 un chiffre d’affaires de 228 millions d’euros, avec cependant un niveau de dépense moyenne par joueur en baisse de 22 % (10 €).

Le nombre de joueurs a augmenté (+ 37 % par rapport au T3 2019), surtout chez les 18-24 ans (+ 155 % par rapport au T2 2020). Le football représente 64 % de l’activité totale et la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich devient la seconde rencontre sportive à concentrer le plus d’enjeux depuis l’ouverture du marché avec plus de 31 millions d’euros de mises, seulement devancée par la finale de la Coupe du monde de football 2018, qui avait généré 38,5 millions d’euros de mises.

Poker en ligne : 36 %. Le marché du poker enregistre une nouvelle progression très importante ce trimestre. En effet, le chiffre d’affaires sur la période est de l’ordre de 90 millions d’euros, soit une hausse de 36 % par rapport à l’an passé. L’activité du trimestre sur le segment du poker en ligne poursuit donc une dynamique très élevée, portée par l’augmentation du nombre de participants de 37 % par rapport à l’année dernière. Elle s’est en revanche nettement ralentie par rapport au deuxième trimestre qui avait vu le chiffre d’affaires atteindre 142 millions d’euros pour un nombre de joueurs d’environ 1,1 million. Les dépenses moyenne par joueur n’ont en revanche pas évolué par rapport à l’an passé et stagnent à 102 €.

La population des parieurs hippiques reste la plus âgée. L’A.N.J. donne aussi des précisions sur le profil des parieurs. Du côté des paris sportifs, les moins de 35 ans représentent 70 % de la population de parieurs, alors qu’ils ne représentent que 27 % des parieurs hippiques en ligne. La part des plus de 35 ans dans les paris hippiques s’élève à près de 75 % des parieurs, dont 34 % ont plus de 55 ans. En comparaison, les 55 ans et plus représentent 4 % des parieurs sur le sport et 5 % des joueurs de poker.