Adrien Fouassier prend son envol

Autres informations / 04.12.2020

Adrien Fouassier prend son envol

Adrien Fouassier prend son envol

Après avoir remporté plus de 650 succès en tant que jockey, Adrien Fouassier a rangé ses bottes fin 2019 pour concrétiser un projet de longue date, celui d’être entraîneur.

Si le nom d’Adrien Fouassier se situe désormais dans la colonne de droite sur les programmes, le professionnel de 33 ans n’en demeure pas moins un jockey dans l’âme. Il suffit de se rendre le matin à Senonnes, dans l’ancienne écurie de Gérard Margogne, pour s’en convaincre puisqu’il se met à cheval à chaque lot : « J’ai besoin d’avoir un ressenti. Je me consacre à fond à l’entraînement et ma femme Agathe m’aide au quotidien, en se mettant à cheval et en gérant toute la partie administrative. »

Ce jeune homme perfectionniste s’est donné la mission de ne pas décevoir ses propriétaires. De 26 chevaux à son installation il y a 21 mois, Adrien Fouassier et son équipe s’occupent désormais d’une cinquantaine de pensionnaires : « Je me régale chaque jour ! Même si le projet de mon installation était mûrement réfléchi et que l’on travaille dur, il y a une part de chance importante. J’ai la double chance d’avoir une équipe très soudée et des clients formidables qui s’investissent. »

Un yearling à 260.000 € dans ses boxes ! Certaines de ses récentes recrues ont justement défrayé la chronique ces dernières semaines, à l’instar du seul fils d’Arrogate (Unbridled’s Song) des dernières ventes de yearlings Arqana, acquis 260.000 € par Florent Fonteyne. Arrogan (Arrogate), fils de Kenriya (Kendargent) portera la casaque du groupe KR qui en partage la propriété avec son éleveur Guy Pariente : « C’est le genre de cheval avec qui on n’a pas le droit à l’erreur. Pour l’instant, c’est un cadeau des ventes. Plus ça avance, plus on va rentrer dans le vif du sujet. Il faut qu’il soit bon et, si c’est le cas, il a une carrière d’étalon qui se profile. Arrogan a eu vingt et un jours de débourrage juste après les ventes puis a intégré directement l’écurie. Il est au galop de chasse et va attaquer les canters en début d’année. Il fait assez précoce, très sérieux, beau, équilibré et souple. »

Go Fast Trou Land sous les couleurs Augustin-Normand. Adrien Fouassier n’aura pas à attendre ses débuts pour commencer à rêver. Quelques poulains de 2ans vus en compétition ont le droit d’émettre des ambitions à un niveau fort intéressant ces prochains mois. Le dernier succès à Saint-Cloud de Go Fast Traou Land (George Vancouver) n’est pas passé inaperçu : « C’était canon. Il est monté sur ses courses mais on l’a toujours estimé. Après ses débuts, il avait été malade et faisait une rentrée sur une distance beaucoup trop courte, mais près de la maison, à Nantes. Pour moi, c’est un vrai cheval de 2.000 - 2.100m. Il tiendra peut-être même 2.400m à l’avenir. Ludovic Gadbin l’avait acheté aux ventes de yearlings Osarus de septembre. Comme il cherchait des associés, il l’a présenté, toujours à Osarus, en mai dernier. Ludovic en a gardé un bout et le reste de la propriété était partagé initialement entre ma femme Agathe, Lydia Père, Florent Fonteyne et Thomas Lines. » Go Fast Traou Land, au repos actuellement au haras des Pierres Follets, sera désormais revu au printemps prochain, en y arborant la casaque de Gérard-Augustin Normand qui vient d’intégrer l’association.

Riche Roo, autre 2ans prometteur. Thomas Lines, propriétaire américain, qui a également des chevaux en Afrique du Sud, a vu ses couleurs s’imposer en France pour la première fois le 25 novembre à Deauville, via le prometteur Riche Roo (Siyouni) qui aura droit au programme préparatoire des classiques au printemps prochain, à l’instar de Go Fast Traou Land : « Je ne voulais pas le débuter sur trop court car j’avais vraiment peur qu’il soit immature. Il n’est pas chaud mais manque un peu de sérieux. Pour ses débuts, il a eu un éclair de classe que j’attendais, étant donné qu’il a toujours galopé avec Go Fast. Riche Roo est arrivé un peu plus tard à l’écurie et a donc eu un programme un peu plus allégé. Il va désormais aller sur une Classe 2 à Pornichet le 22 décembre. »