Édouard de Rothschild : « Nos décisions montrent notre confiance en l’avenir »

Autres informations / 11.12.2020

Édouard de Rothschild : « Nos décisions montrent notre confiance en l’avenir »

Édouard de Rothschild : « Nos décisions montrent notre confiance en l’avenir »

Le président de France Galop annonce deux bonnes nouvelles pour la filière : un complément d’encouragements de 8 M€ au titre de 2020, et des allocations inchangées par rapport à 2019 sur les deux premiers mois de l’année 2021.

Jour de Galop. – Lundi, vous présenterez au Comité les budgets 2020 et 2021. Où en est-on de l’impact Covid sur les encouragements ?

Édouard de Rothschild. – À l’heure où je vous parle, j’ai la conviction que le PMU va être en mesure de tenir les prévisions qui ont été annoncées depuis le mois de juillet. C’est-à-dire qu’il va être en mesure de reverser à la filière 640 millions et non pas 620. Si le PMU atteint bien les 640 prévus, France Galop va distribuer 8 millions d’euros supplémentaires aux propriétaires, comme nous nous y étions engagés.

Mécaniquement, comment cette redistribution va-t-elle se faire ?

Ces 8 millions d’euros seront redistribués en janvier sous forme de complément de prix à tous les chevaux ayant perçu une allocation depuis le 11 mai, dans toutes les courses où nous avons été contraints de baisser les prix.

Avez-vous toujours pensé que vous seriez en mesure de faire cette redistribution ?

Compte tenu de tout ce qui s’est déroulé cette année, les couvre-feux, les confinements, les fermetures de points de vente, etc., c’est une très grande réussite d’avoir fait mieux que tenir un engagement qui a été pris dès le mois de juillet. J’insiste : dès le mois de juillet. Cela n’avait rien d’évident ni de facile. Nous devons donc nous féliciter d’avoir réuni une équipe qui se donne autant de mal au PMU. Objectivement, c’est un accomplissement majeur dont il faut féliciter Cyril Linette et toute son équipe. Je ne regrette pas de l’avoir choisi.

Comment s’annonce 2021 dans le contexte actuel ?

Le conseil d’administration s’est réuni et a beaucoup réfléchi. Nous avons aussi échangé avec les associations qui ne sont pas représentées au conseil. Et nous avons bâti, tous ensemble, un très large consensus qui nous a permis de fixer la règle pour 2021.

Quelle est-elle ?

D’une part, et c’est le plus important, nous maintenons l’objectif de revenir aux allocations de 2019. Et d’autre part, nous avons décidé de ne pas appliquer un système de retenue ni en janvier ni en février. Je le dis clairement : au galop, les allocations de janvier et février 2021 seront les mêmes que celles de janvier et février 2019. Soit environ 21 millions d’euros.

Pourquoi ne pas avoir, comme LeTROT, opté pour une retenue provisoire ?

D’abord parce que les meetings d’hiver engendrent des coûts divers et variés pour les professionnels qui y participent. Il nous semblait responsable d’en tenir compte. Et ensuite, parce que nous avons confiance en l’avenir. Le cadre que le PMU se fixe, à conditions sanitaires normales, y compris les dégradations du mois de janvier [certains points de vente resteront fermés au moins jusqu’au 20 janvier, ndlr], se situe entre 760 et 775 millions d’euros pour 2021. C’est de très bon augure. Même si, évidemment, il ne faudra pas qu’il y ait trop de dégradations additionnelles après janvier…

Et s’il devait y en avoir ?

Nous nous réunirons en février, quand nous aurons une visibilité plus claire sur la pandémie, les enjeux, les points de vente qui rouvrent, etc. Notre objectif sera de tenir au maximum le niveau d’encouragements de 2019. Nous aurons alors plus de cartes en main pour prendre les bonnes décisions concernant les autres mois de l’année.