La première Semaine digitale du cheval débute samedi

Courses / 02.12.2020

La première Semaine digitale du cheval débute samedi

La Fédération des Conseils des chevaux, présidée par Pierre-Yves Pose, organise du 5 au 13 décembre la Semaine digitale du cheval, le premier grand événement virtuel équestre en France.

Par Guillaume Boutillon

Ce projet, dont l’interactivité et le direct sont l’essence même, remonte au mois de juin. Pierre-Yves Pose nous a confié : « Il y a eu un fort élan de solidarité aux moments du début de la crise sanitaire. Via une plateforme dédiée, nous avions mis à disposition de tous les socioprofessionnels de la filière des systèmes d'information sur le recensement des aides régionales et nationales. Ensuite s’est posée la question du plan de relance de la filière. Nous nous sommes demandé de quelle manière nous pouvions agir alors qu’il régnait une grande incertitude. » Le plateau de captation sera installé sur l’hippodrome de Chantilly, dans un espace séparé de celui de l’organisation des compétitions hippiques, afin de pouvoir parfaitement respecter le protocole sanitaire.

Un grand salon virtuel avec 170 exposants. Pierre-Yves Pose poursuit : « Nous avons rapidement opté pour cette idée de salon virtuel, sachant que, même avec un deuxième confinement, nous pouvions l’organiser. » À partir de mercredi 2 décembre, un nouveau site internet a vu le jour, et c’est sur celui-ci, ainsi que sur les réseaux sociaux, que le public pourra suivre cette semaine digitale. Pierre-Yves Pose nous en explique le fonctionnement : « Sur le site, vous pourrez circuler dans un salon 3D, visiter différents stands, faire des achats, consulter des brochures, parler via un chat ou en visio avec l’un des 170 exposants présents. Les professionnels, les éleveurs, les équipementiers et fournisseurs, les prestataires de tourisme, mais également les Institutions ou les régions présenteront leurs services, leurs produits et leur savoir-faire. » D’autres part, deux chaînes de direct seront lancées. Sur la première, dite "événement", seront retransmises les courses, la vente Arqana, les concours hippiques, … soit 90 h de direct, toujours dans une démarche pédagogique. Sur l’autre, orientée "débat", le public pourra assister à des conférences, plus d’une trentaine, sur des sujets très variés tels que le bien-être animal, l’écoresponsabilité, ... Enfin, et c’est une grande première, une grande market place, dont l’activité sera maintenue après cette Semaine du digital, va être créée, et près de 10.000 produits seront proposés à la vente par les exposants.

Conquérir le grand public, rassembler la filière. Le digital permet de mener beaucoup d’actions différentes et de toucher un public encore plus large., notamment via les réseaux sociaux : « Nous nous sommes entourés d’influenceurs. Au total, cela comprend près de 2 millions de fans, nous serons très présents sur ces réseaux, avec un maximum de buzz autour de cet événement. » Car l’objectif est multiple pour Pierre-Yves Pose : « Il faut que la filière explique ce qu’elle fait et que nous intéressions un public de néophytes à notre monde, que nous présentions nos métiers. D’autant que ce salon virtuel va permettre à tous ceux qui n’auraient pas osé venir sur un vrai salon d’être présents. Dans notre monde, les activités sont très variées. Et bien souvent, cette diversité de la filière est en handicap alors qu’en réalité, avec ce projet, elle devient une force. On le voit tous les jours, les principales attaques subies par la filière vient de la filière elle-même, on se trouve bien souvent à s’attaquer les uns les autres, et en plus cette crise ne sera certainement pas la dernière. Notre rôle est donc de réunir les différentes branches de la filière, de créer des passerelles plutôt que chercher à se diviser. Il faut jouer de toutes nos différences pour parler au grand public. Ce salon sera le résultat de ce que la filière en fera, c’est pourquoi il faudra "super actif" ! »