Le cheval, réel facteur d’attractivité pour la Normandie

Autres informations / 05.12.2020

Le cheval, réel facteur d’attractivité pour la Normandie

Parmi les lieux les plus prisés de Normandie, il y a bien sûr les plages du débarquement ou encore le Mont-Saint-Michel, qui font de cette région l’une des plus visitées de France. Une position qu’elle vise à conforter en s’appuyant sur l’un de ses autres atouts historiques : le cheval. En effet, le développement d’un tourisme autour de notre animal préféré est aujourd’hui un enjeu clé pour la région Normandie.

De nombreux atouts "cheval" pour séduire le grand public… C’est l’une de ses forces. Aucune région française n’est autant liée au monde du cheval. Ses 42 hippodromes, ses sites phares, à savoir le pôle international de Deauville, le haras national du Pin et le pôle hippique de Saint-Lô, ses terres d’élevage ou encore ses différents centres de recherche placent la Normandie comme terre d’excellence du cheval. Une excellence reconnue par les professionnels, français mais aussi étrangers, mais pas encore par le grand public, pas forcément toujours au rendez-vous lors des grandes manifestations. C’est pourquoi, dans le cadre de sa politique équine 2020, la Normandie a choisi de bâtir une stratégie de communication et d’influence, et de mettre en œuvre une stratégie événementielle plus offensive. De quelle manière ? Par exemple en accompagnant financièrement les organisateurs d’évènements, en mettant mieux en avant la réussite des professionnels locaux de la filière et en intégrant systématiquement une dimension équine lors de ses actions à l’étranger. L’un des objectifs visés étant aussi de mettre l’image de la Normandie au service de la filière équine.

… Et ainsi développer une offre touristique à vocation internationale. Si le meeting de Deauville Barrière et les ventes Arqana ont une influence directe sur l’activité touristique de Deauville et de ses environs, il s’agit pour la région de muscler son offre, en participant par exemple au financement des aménagements des grands itinéraires équestres, comme la Rando des haras nationaux, longue de 190 km et qui relie le haras du Pin à celui de Saint-Lô, ou celle qui concerne le patrimoine en baie du Mont-Saint-Michel. José Castañeda, président du CRTE, le comité régional de tourisme équestre, organe déconcentré de la Fédération française d’équitation et partenaire du contrat d’objectifs de la filière équine, nous a déclaré : « Depuis l’Equirando de 2012 au haras du Pin et les Jeux équestres mondiaux de 2015, les itinéraires équestres se sont vraiment développés. On en compte cinq actuellement et nous travaillons à un sixième. Ils sont composés chacun de plusieurs étapes d’environ 25 km. Lorsque nous créons un itinéraire, nous essayons de concilier hébergements, qualité des chemins empruntés et le fait que ces chemins ne soient pas privés. Si ces itinéraires étaient, au début, beaucoup utilisés par des professionnels, ils le sont aussi par des touristes désormais, cavaliers confirmés ou non, la plupart venant d’Île-de-France et de Belgique. » L’objectif étant à la fois de mettre en avant les professionnels et de faire découvrir un patrimoine, qu’il soit culturel ou gastronomique, et in fine de renforcer son attractivité.

Le haras national du Pin, fer de lance de cette destination cheval. Un projet symbolise bien les espoirs placés dans la filière en matière de tourisme. Il s’agit du haras national du Pin, dont la Région souhaite faire le lieu vivant et innovant de promotion des races équines normandes, tout en en faisant la vitrine de la destination cheval de Normandie. Cela passe par le développement de l’événementiel équestre de haut niveau autour du Concours complet de l’attelage et surtout par le développement d’un circuit touristique autour de ces activités et des chevaux qui y sont associés.

La Bibliothèque mondiale du cheval est… normande !

Projet conçu par la Maison de sciences humaines - université de Caen et la Région Normandie, et soutenu financièrement par la Région Normandie, la Bibliothèque mondiale du cheval a vu le jour en novembre 2018. Il s’agit d’une bibliothèque virtuelle destinée autant aux chercheurs qu’au grand public ou aux simples passionnés. Parmi les 10.000 ouvrages référencés figurent de nombreuses pépites, à commencer par des éditions datant d’il y a plus de cent ans et totalement numérisées du Sport universel, l’ancêtre du journal L’Équipe, qui faisait la part belle aux sports hippiques. Récemment, la bibliothèque s’est associée à celle de l’université de Pennsylvanie, qui dispose d’un fonds important sur le cheval et l’équitation. Dans ce fonds figure la collection Fairman Rogers (1833-1900), dont 80 % des 1.000 ouvrages ont été numérisés ! Cet Américain passionné de cheval et de techniques d’attelage, auteur d’un Manual of coaching, s’est constitué tout au long de sa vie une collection unique en son genre. De traités d’équitation à des ouvrages d’anatomie, il avait surtout en sa possession de nombreux livres témoignant du rôle prépondérant joué par le cheval dans le développement économique et social de l’Amérique à la fin du XIXe siècle.