Morgan Regairaz : « Galop Marin mérite de rentrer dans l’histoire des courses »

Courses / 01.12.2020

Morgan Regairaz : « Galop Marin mérite de rentrer dans l’histoire des courses »

Pour la troisième année consécutive, Galop Marin a fait sienne la Grande Course de Haies d’Automne, toujours associé à Morgan Regairaz qui est revenu avec nous sur cette victoire.

Jour de Galop. – Êtes-vous redescendu sur terre 48 heures après ce succès de Galop Marin ?

Morgan Regairaz. – Tout va très bien, nickel. Les deux dernières années, nous n’avions pas le droit de la perdre. Alors que, cette saison, il fallait aller la gagner. Nous étions effectivement favoris lors des deux précédentes éditions alors que nous étions plutôt le trouble-fête de la course cette année.

L'épreuve s’est-elle déroulée comme prévue ?

Le terrain était certes collant mais Galop Marin (Black Sam Bellamy) aurait été mieux dans un vrai défoncé-lourd. Nous sommes partis tout de suite dans le rythme. Avec Dominique (Bressou), nous avions décidé de tenter quelque chose. Soit nous finissions mauvais quatrième, soit nous l’emportions. Il fallait imprimer un rythme très élevé à la course pour essayer d’émousser le finish des deux juments. Je sais que le mien peut aller vite tout le temps mais il n’est pas capable de finir très vite. L’objectif était de mettre les deux juments, L’Autonomie (Blue Brésil) et Paul’s Saga (Martaline), dans le rouge pendant la course. Le mien s’est montré courageux pour repousser toutes les attaques. Galop Marin est un crack et il mérite de rentrer dans l’histoire des courses. Seul Mon Romain (Nério) avait réalisé ce triplé. C’est le cheval d’une vie et je ne pense pas pouvoir en toucher un autre de ce calibre dans ma carrière, mais sait-on jamais. En toucher déjà un comme ça, c’est beau.

Y-a-t-il une alchimie particulière entre Galop Marin et vous ?

Je ne sais pas mais cela se passe effectivement toujours bien ensemble. Nous n’avons pas connu de grosses défaites. C’est un gros nounours que j’ai façonné dans sa jeunesse. Je le connais donc sur le bout des doigts. Je sais ce dont il est capable et ce dont il est incapable.

Comment s’est passée cette année particulière ?

C’était une année compliquée mentalement, puisque je suis redevenu free-lance depuis le 1er septembre. Il fallait rebondir et ce n’est pas toujours une mince affaire puisque mes anciens clients sont à Paris et moi à Granville. Cela met un peu de temps, mais je trouve que je ne fais pas une mauvaise fin d’année grâce à mon agent, Xavier Vinci. J’ai des chevaux sympas pour l’année prochaine, comme Hadès (Masterstroke), et d’autres chevaux de premier plan. Je pars à Cagnes ce mercredi pour Pierre Fertillet, Philippe Peltier ainsi que pour l’écurie de Patricia Butel et de Jean-Luc Beaunez.

Aviez-vous l’assurance de garder Galop Marin en compétition quand vous êtes partis de chez Dominique Bressou ?

Dominique et monsieur Papot m’ont dit que c’était mon cheval et que je le garderai. La famille Papot m’a beaucoup apporté en me faisant gagner de belles courses. Avec Dominique, nous nous sommes séparés en bons termes. Nous étions arrivés au bout du chemin avec cinq belles années pendant lesquelles nous avons gagné de belles courses.

Le moment n’est pas venu pour faire du tourisme dans la Baie du Mont-Saint Michel mais, quand cela sera rouvert, avez-vous une adresse à nous conseiller ?

Oui, bien sûr, puisque ma femme a ouvert cet été une maison d’hôtes du nom du champion (maisongalopmarin.com).