Disparition de Slickly

Autres informations / 22.01.2021

Disparition de Slickly

Disparition de Slickly

L’étalon du haras du Logis Slickly (Linamix) s’est éteint à l’âge de 25ans. Il était notamment le père de Méandre, lauréat du Grand Prix de Paris (Gr1), de l’étalon d’obstacle Gris de Gris, vainqueur du Prix du Muguet (Gr2) et double gagnant du Prix Edmond Blanc (Gr3), de Maka, mère de Make It Reel (Country Reel), vainqueur du Prix Yacowlef (L) et de Tourny (Country Reel), lauréate du Prix de Cabourg (Gr3) et troisième du Prix Morny (Gr1), et de Call me Lord, lauréat de deux Grs2 sur les claies en Angleterre. Avant de devenir étalon, il a eu une grande carrière de compétiteur, étant le meilleur miler du monde avec un rating Timeform de 129 en 2001. Il a commencé sa carrière chez André Fabre sous les couleurs de Jean-Luc Lagardère. Signe de l’estime de son entourage, il a débuté dans le Prix d’Étreham à Deauville, qu’il a gagné. Il a remporté le Prix La Rochette (Gr3) puis le Prix Noailles (Gr2 à l’époque) avant de finir quatrième du Prix du Jockey Club (Gr1) de Montjeu (Sadler’s Wells) sur une distance extrême.

Revenu sur 2.000m, il a enlevé le Grand Prix de Paris (Gr1) puis il a été encore raccourci en se classant deuxième du Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois (Gr1) derrière le crack Dubai Millenium (Seeking the Gold). Il a été l’un des rares à approcher de près le représentant de Godolphin. Après une cinquième place dans le Prix du Moulin de Longchamp (Gr1), il a été vendu à Godolphin et il a rejoint les boxes de Saeed bin Suroor. De retour en France à l’automne, il s’est imposé dans le Prix Dollar (Gr2). En 2001, il a régné sur le mile européen en s’offrant le Prix du Moulin de Longchamp (Gr1) devant Banks Hill (Danehill) et le Premio Vittorio di Capua (Gr1) qu’il a aussi enlevé en 2002. En 2003, il est revenu à quelques kilomètres de son lieu de naissance, au haras du Logis, où il a entamé sa carrière d’étalon. Ses produits ont remporté 900 courses et 17 % de sa production a gagné au moins 100.000 €. En 2019, il a pris une retraite paisible sous les cerisiers.

Julian Ince, qui s’est occupé de Slickly durant de longues années, a confié : « Slickly a été un cheval merveilleux. Il a eu une clientèle fidèle parmi les éleveurs français. Il était l’étalon parfait pour les primes françaises. Sa production pouvait gagner dès les premières courses de 2ans et être toujours aussi forte à 6 ou 7ans comme lui. Il a transmis sa volonté de gagner. Il était toujours heureux de voir un visage amical. Sa disparition nous attriste. »