Dix défis que l’institution devra relever en 2021

Institution / Ventes / 16.01.2021

Dix défis que l’institution devra relever en 2021

Dix défis que l’institution devra relever en 2021

De multiples défis attendent France Galop, LeTROT et le PMU en 2021. Nous avons listé les dix questions qui nous semblent primordiales et auxquelles les courses françaises vont devoir répondre sans tarder.

Par Anne-Louise Echevin & Adeline Gombaud

Les institutions vont-elles vraiment travailler main dans la main ?

Le trot et le galop ont montré qu’ils savaient travailler main dans la main. On l’a vu au moment des négociations avec l’État pour que les courses reprennent, en mai dernier. On l’a vu encore vendredi dernier quand il a fallu adapter les horaires des courses au couvre-feu. Mais on aimerait une collaboration inscrite sur le long terme, concernant les sujets transversaux à la filière. Les jockeys de galop sont testés au Covid depuis le 18 novembre dernier. Au trot, cette mesure vient juste d’être mise en place… Le protocole de vaccination de la grippe et de la rhinopneumonie n’a été harmonisé entre les deux spécialités que depuis le 1er janvier dernier. Ce ne sont que des exemples, certes, mais loin d’être anodins. A minima, tout ce qui concerne le sanitaire, le bien-être du cheval et la régularité des courses devraient faire l’objet de décisions collégiales.

Lors du dernier épisode 2020 de JDG Radio, Édouard de Rothschild a été clair : « Il n’y aura pas de fusion entre le trot, le galop, et le PMU, mais il y aura une mutualisation des fonctions support. On l’a étudié très en détail et on va la mettre en œuvre dans les mois qui viennent. Nous étudions un regroupement géographique immobilier, tout en respectant les contraintes réglementaires. Ce projet avance beaucoup. Ce sera un grand changement. » Un changement nécessaire et souhaitable. Mais surtout : que ce changement soit d’abord et avant tout motivé par de grands projets communs, par une énergie nouvelle, par une ambition collective inédite... et pas seulement par des économies d’échelle.

Le PMU investit sur le digital… et sur le futur ?

Le PMU parie sur le digital : l’opérateur travaille sur sa stratégie et sa mutation numériques. Pour faire simple, pendant longtemps, le PMU online était la transposition pure de ce que l’on pouvait trouver sur le réseau en dur, avec un site et une application pas forcément des plus intuitifs. Or, ce que l’on recherche en ligne, c’est la simplicité, mais aussi des offres spécifiques, adaptées et qui n’ont donc pas forcément vocation à être aussi sur le réseau en dur. Le PMU l’a compris, d’autant plus qu’il n’est pas en situation de monopole sur Internet et doit faire face à des "e-opérateurs" dont c’est l’unique métier, avec plus d’inventivité. C’est ce que nous expliquait Constantin Garreau, directeur du digital et du e-commerce du PMU, en octobre dernier : « Jusqu’à présent, nous avons conçu notre offre e-commerce en reproduisant sur des écrans ce que nos clients vivaient en point de vente. Ce n’est pas suffisant, et c’est même prendre un risque alors que l’on a face à nous des pure players [entreprises uniquement numériques] du pari en ligne. Il faut que nous soyons

capables de prendre ce virage-là. Pmu.fr est un e-commerçant et doit se positionner comme tel. Il faut que l’on adopte un ton et un positionnement qui soient lisibles et clairs pour nos clients online. Cela doit passer par un élargissement de l’offre, c’est-à-dire avec de nouveaux paris exclusivement disponibles en ligne. »

En avril prochain, le PMU doit donc lancer son nouveau site et une nouvelle application. Deux nouveaux paris conçus pour les utilisateurs en ligne vont être lancés en 2021. Le confinement et la fermeture des points de vente ont montré que les joueurs étaient passés sur le numérique, sans pour autant cannibaliser le réseau en dur : une offre spécifique au réseau online devrait donc permettre de poursuivre ce développement sans pour autant "croquer" les points de vente. Les parieurs en ligne ne sont pas forcément les mêmes que les parieurs "en dur" et c’est aussi un point de conquête de nouveaux parieurs, à condition de leur offrir ce qu’ils recherchent. Ainsi, pour la première fois de l’histoire du PMU, le montant annuel de ses paris hippiques en ligne a dépassé la barre symbolique du milliard d’euros mi-décembre 2020 : cette croissance a toutes les chances de se poursuivre avec une bonne stratégie online.

La compétitivité des chevaux français en question

Les chevaux français ont souffert ces dernières années face aux envahisseurs anglais et irlandais. En 2020, la domination étrangère a été moins marquée mais c’est une année à oublier : de la reprise des courses début mai au 14 juin inclus, les chevaux étrangers ont été interdits de courir en France (y compris Poules d’Essai et Ganay) et, après, les déplacements restaient compliqués avec les différentes quarantaines liées au Covid-19. Les chevaux entraînés en France ont pris les cinq premières places du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe mais avec les quatre pensionnaires d’Aidan O’Brien non-partants suite à l’affaire Gain.

Pour s’attaquer au problème de la compétitivité, France Galop mise sur les 2ans : les juniors d’aujourd’hui sont l’avenir de demain. Ont été mis en place : un passage de la prime propriétaire de 60 à 70 % pour les 2ans et une refonte du programme des 2ans pour s’adresser à tous les différents profils. France Galop a aussi décidé de (re)doter Chantilly d’une piste en woodchip, ce qui est apprécié à l’étranger. Est-ce que ces mesures vont avoir de l’effet dès 2021 ? Honnêtement : on peut en douter. La question de la compétitivité ou moindre compétitivité des chevaux entraînés en France ne se réglera pas en un coup de baguette magique.

– Côté primes et allocations, la France peut déjà se targuer d’être au-dessus des autres grands pays de course européens mais peine malgré tout à trouver de nouveaux propriétaires. Une augmentation de 10 % des primes propriétaires peut-elle réellement inverser la tendance et attirer de nouveaux investisseurs, voire davantage de propriétaires étrangers qui peuvent être refroidis par les allocations chez eux ? Ce n’est pas écrit d’avance et il n’est pas dit que cela coupera un certain exode de chevaux de qualité vendus en Asie, États-Unis ou Australie, pays qui ont des allocations encore plus fortes et des propriétaires prêts à acheter à un prix conséquent.

– La refonte du programme des 2ans, avec des épreuves réservées aux "petits" chevaux est intéressante pour attirer ou encourager de petits propriétaires à courir sans faire face aux écuries mammouths. France Galop a indiqué cette semaine : « L’intérêt de ce plan est validé par le nombre de yearlings à l’entraînement qui enregistre une évolution favorable : 1.122 chevaux de 2ans en janvier 2021, soit une croissance de 11,8 % par rapport à l’an passé. » Reste à savoir quels profils. Plus de "petits" chevaux – qui sont importants pour le nombre de partants – ne réglera pas le problème de la compétitivité au haut niveau.

– La piste d’entraînement en copeaux de bois n’est pas une mauvaise idée… Cependant, on peut douter que cela suffise à rendre nos 2ans d’un coup plus performants face aux anglais et irlandais ! Ces derniers ne s’entraînent pas de la même manière (regardez à quoi ressemble un lot de 2ans chez Aidan O’Brien ou Richard Hannon) et l’élevage de vitesse et précocité est bien plus développé outre-Manche qu’en France. Est-il de plus souhaitable que la France prenne aussi drastiquement le tournant de la vitesse et de la précocité ? Chacun aura son avis sur la question.

Les ventes post 2020

Les agences de ventes européennes, américaines ou encore australiennes ne garderont pas 2020 dans leur cœur… Ventes annulées, déplacées dans le temps comme dans l’espace, parfois uniquement en ligne. Grosso modo, elles enregistrent une baisse de 20 % de leurs indicateurs. Et tout ne va pas redevenir tout rose d’un coup de baguette magique en 2021 : en Europe comme aux États-Unis, les chiffres autour du Covid-19 ne sont pas encourageants pour le début de l’année et devraient encore perturber les ventes hivernales.

Quels enseignements nous apportent les premières ventes de l’année ? Le cas de la vente 100 % obstacle Osarus est à part, puisqu’il s’agissait d’une vente reportée. Keeneland January a réalisé son meilleur chiffre d’affaires depuis 2013, mais les dispersions ont eu leur effet booster (1/3 du chiffre d’affaires). Et il y a le cas de Magic Millions : l’importante Gold Coast Yearling Sale, cette semaine, a vu son record tomber. Il est difficile de comparer l’Australie à l’Europe, tant la gestion du Covid-19 a été différente entre les deux continents : l’Australie a été beaucoup plus drastique dans les mesures de contrôle (confinements, fermeture des frontières, quarantaines exigeantes) et cela lui a peut-être permis de retrouver un semblant de retour à la normale pour leur été. Il était d’ailleurs étrange de voir tout ce joli monde non masqué et bien installé autour du ring de Magic Millions ! Les acheteurs de Hongkong – bien que ne pouvant pas se rendre sur place – ont été actifs aussi. Une tendance se dégage : en Australie, les courses ont subi un moment une baisse d’allocation l’an passé, mais le prize money est déjà quasiment revenu à la normale. À Hongkong, les allocations n’ont pas baissé d’un iota en 2020 : elles ont même augmenté ! En Europe, le retour au niveau des allocations – et donc la confiance envers l’avenir des propriétaires – devrait logiquement être déterminant pour relancer la "machine ventes". France Galop (et LeTROT) ne peut pas s’engager sur l’année à un retour à la normale des allocations, sachant que tous les points de vente PMU ne peuvent pas encore rouvrir et que la possibilité d’un troisième confinement continue de planer. Mais, avec les vaccins et la recherche scientifique, il y a l’espoir de voir le bout du tunnel peut-être avant l’été, et donc la saison des ventes de yearlings.

L’image des courses : arrêtons de faire l’autruche !

En tout début d’année, un article de Libération est passé relativement inaperçu. Le pitch ? « C’est l’histoire d’un chiffre tabou. De ceux que les institutions préfèrent dissimuler, les passionnés ignorer. Libération a obtenu, pour la première fois, le recensement officiel des chevaux morts sur les hippodromes français. » Ce chiffre s’élève à cent trente-cinq chevaux (pour la discipline du galop, la plus accidentogène). La première réaction de connaisseurs serait de ramener ce chiffre au nombre de partants, et considérer que le risque zéro n’existe pas. Ce n’est pas ce que la société veut entendre et peut accepter. Cent trente-cinq chevaux, c’est trop. Et on sait aussi que ce chiffre n’inclut pas les accidents à l’entraînement. Il est temps de réagir, de ne pas considérer ces accidents comme une fatalité. Tous les sports ou presque font l’objet d’études scientifiques permettant in fine de trouver des solutions pour diminuer l’accidentologie. Pourquoi les sociétés mères n’en feraient-elles pas autant ? La France est dotée d’écoles vétérinaires dont la qualité de la formation est vantée de tous. Il faut se rapprocher des scientifiques pour qu’une vraie étude épidémiologique des accidents mortels de chevaux de course soit menée. C’est en effet avec un état des lieux qu’on pourra envisager des mesures à prendre. Sans se cacher derrière son petit doigt. S’il s’avère qu’il faut fermer certains hippodromes trop dangereux, fermons-les. Si l’on estime que les contrôles vétérinaires avant les courses ne sont pas assez rigoureux, durcissons-les. Si certaines pratiques à l’entraînement posent problème, combattons-les. Le fatalisme est notre plus grand ennemi. Dans le même temps, il faut apprendre à (mieux) communiquer auprès du public. Face aux attaques que les courses subissent régulièrement, le silence n’est jamais la solution.

Obstacle : quelles autres pistes de relance ?

France Galop a dévoilé en fin d’année les grandes lignes de son plan de redynamisation de l’obstacle. Pour caricaturer, ce sont essentiellement des mesures financières : distribution d’allocations pour les sixièmes et les septièmes places dans les courses Premium, revalorisation de 1,5 % de la prime aux éleveurs appliquée aux courses pour les chevaux de 3, 4 et 4 et 5ans, création de nouvelles courses pour les jeunes chevaux, modernisation de l’hippodrome d’Auteuil… Si l’on veut relancer cette discipline sur le long terme, ce sont des défis beaucoup plus vastes qu’il va falloir relever. Ils sont identifiés de tous : image ternie auprès du public en raison des accidents, manque de partants chronique avec les effets que l’on connaît sur le pari, exportation des meilleurs jeunes éléments… On pourra parler d’un vrai plan de l’obstacle le jour où l’on traitera ces sujets cruciaux.

Irrégularités : tolérance zéro !

France Galop a frappé un grand coup en suspendant Andrea Marcialis pour six mois, pour avoir fait usage d’un prête-nom sur le site de Calas. Cette pratique étant interdite, il est logique que l’entraîneur soit sanctionné. Il serait tout aussi logique que les autres professionnels agissant de la sorte - s’ils existent, mais nous avons de bonnes raisons de penser que c’est le cas - soient punis avec la même sévérité. De façon générale, la lutte contre toutes les formes de tricherie doit être une priorité. Celle contre le dopage tout particulièrement. Parce qu’il s’agit du plus grand ennemi des courses. Il fausse la sélection, décourage les propriétaires, détourne le parieur. Plus simplement, il altère la confiance. Or, sans confiance, pas de courses.

Les associations, l’avenir des courses ?

La multipropriété est un terme un peu fourre-tout qui regroupe des modes de fonctionnement et des logiques bien différentes. Il y a vingt ans, on a vu arriver les écuries de groupe version XL, ayant pour objectif de faire vivre l’expérience du propriétaire avec un budget modeste. Un modèle qui a ses limites : pour 50 ou 100 € par an, on ne peut pas s’attendre à bénéficier de tous les avantages du statut de propriétaire… même si on s’en évite certains désagréments. Les racing clubs, plus en vogue actuellement, affichent des ambitions plus élevées, avec un ticket d’entrée évidemment plus élevé. Même en haut de la pyramide, on voit de plus en plus de "gros" propriétaires faire cause commune, notamment aux ventes. Logiquement, vu la perméabilité entre les deux activités, les associations se sont aussi développées au niveau de l’élevage. Certains clubs n’hésitent d’ailleurs pas à diversifier leurs domaines de compétence et proposent à leurs membres d’investir à la fois dans des chevaux à l’entraînement et dans des sujets d’élevage, souvent dans l’optique de réaliser une plus-value rapide. Dernière corporation à se lancer dans l’association : les entraîneurs. En France, la première du genre fut celle établie entre Willy Kalley et son fils Stephan, il y a plus de vingt ans. Il y a trois ans, le code des courses a été amendé et la législation sur les sociétés d’entraînement s’est assouplie. Tout récemment, l’association entre Guillaume Macaire et Hector de Lageneste indique qu’un nouveau modèle est possible. Outre l’aspect de transmission, il répond aux nouvelles exigences du métier d’entraîneur, où l’aspect "homme d’affaires" n’a cessé de prendre de l’importance. Ce qui n’est pas sans lien, d’ailleurs, avec le nombre grandissant d’associations entre propriétaires !

Quelle fiscalité pour les propriétaires et les éleveurs ?

L’année 2020 s’est conclue par une bonne nouvelle pour les propriétaires et les éleveurs, le passage de la T.V.A. à 10 % pour les pensions des poulains. Le terme de poulain reste toutefois à éclaircir. L’État devra déterminer s’il s’agit d’un cheval avant sa vente, avant son entrée à l’entraînement, avant un certain âge… À première vue, le plus facilement contrôlable, dans la filière courses, est la date d’entrée à l’entraînement. Ce qui pourrait avoir des effets collatéraux : notamment la tentation d’y envoyer le cheval le plus tard possible, en faisant durer son séjour chez les pré-entraîneurs. Ces derniers n’ont toujours pas de statut officiel auprès de France Galop. Il serait peut-être temps de s’en préoccuper et de réfléchir à l’établissement d’une charte de qualité, voire d’un examen pour s’assurer des compétences des candidats à l’installation. Trop de disparités existent encore dans ce domaine, au détriment de l’image de marque de la profession.

Pour démarrer l’année, c’est la T.V.A. sur les gains de course qui a fait l’actualité. Son abrogation a entraîné une vive inquiétude. Un récent entretien des sociétés mères avec la direction de la législation fiscale peut les rassurer. Les flux hors champ des gains de course n’ont pas d’impact sur le droit à la déduction des propriétaires assujettis à la T.V.A. qui affectent leurs chevaux à leur activité économique.

Femmes, je vous aime ?

En 2017, France Galop faisait le choix de la discrimination positive en accordant une décharge aux femmes jockeys. La décharge a évolué depuis et va encore changer à compter du 1er mars prochain à la demande de l’association des jockeys et de l’association des entraîneurs de galop : les femmes jockeys gardent leur 1,5 kg de décharge mais cela évolue pour les apprenties, avec 2,5 kg (contre 4 kg) quand elles ne montent pas pour leur maître d’apprentissage et 3,5 kg (contre 4 kg) quand elles montent pour lui. Il n’y a pas de changement concernant l’obstacle. Cette évolution a été décidée après la consultation du Conseil du plat et de femmes jockeys car les jeunes jockeys et apprentis masculins peinent à monter de façon aussi régulière qu’avant. C’est logique : la discrimination positive n’est jamais sans conséquence et ce que les un(e)s gagnent, les autres perdent. Il faut en revanche contrôler cette variable. France Galop conserve son attachement à la décharge des femmes en course mais, environ quatre ans après sa création, on constate qu’elle est loin de faire l’unanimité du côté des professionnels des courses.

Avec les nouveaux changements en 2021, ce sont les jeunes femmes qui risquent d’être impactées et donc de moins monter (sachant que les jeunes filles sont majoritaires chaque année lors de la rentrée de l’Afasec). Le temps dira comment cette évolution de la décharge pourrait changer les choses : les jeunes femmes vont-elles commencer à disparaître du programme et, si oui, dans quelles proportions ?

Derrière la discrimination positive, c’est toujours une question de mentalité ou plutôt de volonté de changer de mentalité. En 2020 pourtant, les femmes jockeys ont beaucoup fait parler d’elles : en France, Jessica Marcialis a remporté le Boussac et Marie Vélon a établi un nouveau record de victoires en une année pour une femme. En Angleterre, Hollie Doyle a aussi remporté son Gr1 l’an passé et a marché sur l’eau toute l’année : elle est quatrième au championnat des jockeys en ayant eu 655 montes. En comparaison, le champion jockey en titre Oisin Murphy en a eu 807 et Tom Marquand, troisième au classement, en a eu 822. Côté obstacle outre-Manche, Bryony Frost et Rachael Blackmore regardent les hommes droit dans les yeux. L’Angleterre et l’Irlande n’ont pas de décharge mais ont plusieurs années d’avance sur nous concernant la place des femmes dans les courses. Ce n’est pas pour autant tout rose puisque l’on a appris que la British Horseracing Authority menait une enquête sur l’attitude de certains jockeys masculins envers Bryony Frost…