Falbrav, une aventure milanaise

International / 10.01.2021

Falbrav, une aventure milanaise

Ras-le-bol de 2020 ! Alors, histoire de tourner la page en beauté, Franco Raimondi vous propose un voyage exceptionnel au pays des cracks. Les vrais. Les purs. Les durs. Symboliquement : 21 champions en écho à l’année (20)21.

Par Franco Raimondi

Comme tous les chevaux, les champions sont le fruit de la rencontre d’un étalon et d’une poulinière. Mais ils sont aussi le produit d’une époque, de la santé économique et culturelle d’une filière à un moment précis de son histoire. Au début des années 1990, l’Italie des courses était triomphante. En 1996, les enjeux atteignaient 4.675 millions d'aujourd'hui. Ce chiffre est tombé à presque 450 millions en 2019. Et encore, avant le Covid… Les allocations, primes et autres subventions étaient alléchantes. Les éleveurs et les propriétaires avaient des bonnes raisons d’investir et leur connaissance des courses était de premier plan. C’est tout cela qui a enfanté Falbrav (Fairy King), lauréat de huit Grsl dont cinq à l’étranger. Ce cheval, c’est le chef d’œuvre de Luciano Salice. Un éleveur sans terre mais avec une immense passion, les moyens pour la nourrir et le goût de nommer ses chevaux en argot milanais. Falbrav peut se traduire par "soit sage".

Luciano d’Auria, le Lino Ventura des entraîneurs

Luciano Salice avait des chevaux chez trois entraîneurs en Italie : Alduino Botti, le regretté Mil Borromeo et Luciano d’Auria. Il en avait aussi quelques-uns à Newmarket chez Luca Cumani. L’histoire retiendra que c’est Luciano d’Auria qui a eu le dernier face à ses confrères : il a convaincu l’autre Luciano, le propriétaire, de lui envoyer Falbrav. Luciano d’Auria, avec un visage et une voix à la Lino Ventura, avait quitté le centre d’entraînement de Trenno, à Milan, pour s’installer à Bellinzago, dans la campagne. Il avait réduit son effectif pour atteindre une cinquantaine de chevaux. Pour les turfistes, la retraite était proche...  Le jeune Falbrav a démarré sa carrière à 2ans avec un facile succès à San Siro. Et après une deuxième place, il a rencontré un de ses rivaux les plus coriaces : le terrain lourd. On dit parfois qu’un bon cheval se sort de tous les terrains… et le seul qui n’a jamais perdu sa confiance en Falbrav n’est autre que Lino, pardon Luciano d’Auria. Son pensionnaire a gagné lors de sa rentrée à 3ans. Et il a décroché son ticket pour le Premio Emanuele Filiberto (L), le grand trial pour le Derby Italiano (Gr1 à l’époque). Quatre jours de pluie ont transformé le gazon de San Siro en bourbier. Et Falbrav, après avoir risqué de se noyer, s’est classé deuxième. Une défaite qui n’est pas restée sans conséquence.

Le Derby Italiano et les doutes

Luciano Salice était un propriétaire exigeant. Il n’aimait pas courir simplement pour voir sa casaque. Et il voulait faire l’impasse sur le Derby Italiano, qui était encore Gr1 et sur 2.400m. Mais Luciano d’Auria n’était pas d’accord, Falbrav méritait de s’aligner au départ, surtout qu’on espère trouver un terrain léger fin mai. Et il a joué son va-tout, annonçant au propriétaire : « Écoutez, Falbrav dans le Derby, ce sera mon dernier partant pour vous. S’il n’arrive pas dans les trois premiers, je vous le rends avec tous les autres. » Le lot paraissait bon, avec six étrangers, et Falbrav était à 20/1. Quelques heures avant la course, Luciano d’Auria m’a confié : « Je joue mon honneur et celui de l’écurie. Je sais que dans un lot de 19 partants, il est impossible de refaire le peloton. Mais je n’ai pas le choix. Je dirai à son jockey de se positionner parmi les derniers, de lui donner un parcours propre et de venir en pleine piste. Si un concurrent s’échappe, il ne terminera pas dans les trois premiers. Mais je trouverai bien une excuse à donner à son propriétaire… Ce cheval est un crack et je ne veux pas le perdre. » Le compte-rendu de la course est fort simple : Falbrav est venu finir en boulet de canon en pleine piste. Mais Morshdi (Slip Anchor) était là et ce n’était pas n’importe qui. Deuxième de Galileo (Sadler’s Wells) dans l’Irish Derby (Gr1), il a plus tard remporté le Grosser Preis von Baden (Gr1). Une deuxième place pour Falbrav donc. Contrat rempli pour Luciano d’Auria. Parmi les battus, il y avait Vinnie Roe (Definite Article), lequel a remporté quatre fois l’Irish St Leger (Gr1).

Le Presidente et le Milano avant Longchamp

Le terrain lourd a perturbé le programme d’automne de Falbrav. Il a fait l’impasse sur le Gran Premio del Jockey Club et ensuite sur le Premio Roma (Grs1). Un mal pour un bien car ce gros poulain devait murir. Son programme 2002 était déjà fixé à l’avance : une course de rentrée facile, le Premio Presidente della Repubblica sur 2.000m et le Gran Premio di Milano (Grs1) sur 2.400m… avant de chercher la gloire à l’étranger. Godolphin avait alors envoyé à Capannelle un vrai cheval de Gr1 : Ekraar (Red Ransom). À l’époque, les bleus faisaient le déplacement pour toutes les grandes courses, pour étoffer les palmarès et faire connaître Dubaï. Ekraar est parti de bonne heure. Dario Vargiu – en selle sur Falbrav – l’a marqué à la culotte. Et sur une pointe, il a survolé l’épreuve, établissant le record de Capannelle en 1’57’’80, avec en outre les derniers 800m en 43’’50. Godolphin a changé de cheval quatre semaines après, à San Siro. Narrative (Sadler’s Wells) fut alors chargé de tester la tenue de Falbrav sur 2.400m. Lanfranco Dettori a imposé un train d’enfer et Falbrav a attendu avant de placer le coup fatal, pour gagner par trois longueurs en 2’24’’90. Un chrono proche du record de Lando (Acatenango). Encore 800m en 44’’50. À San Siro, on n’avait pas vu cela depuis Ribot (Tenerani). Le rêve d’Arc venait de renaître...

Un Arc en demi-teinte

Il est très difficile de préparer un cheval pour l’Arc en Italie. La chaleur empêche un entraînement régulier en juillet et août. Luciano d’Auria avait décidé de rentrer dans le Prix Foy (Gr2). Ce fut une course sage pour découvrir le parcours de Longchamp, avec bonne pointe, avant de baisser de pied pour finir troisième, à une longueur d’Aquarelliste (Danehill). On se disait que Falbrav avait de la marge. Et il s’est présenté trois semaines plus tard avec Olivier Peslier en selle. Le double aller-retour Milan-Paris a un peu gratté la fraîcheur du cheval. Falbrav a couru proprement, mais sans étincelle. Son pilote d’un jour avait tout simplement dit : « Pas d’excuses, il n’a pas accéléré. »

Japan Cup, l’aventure c’est l’aventure

L’équipe de Falbrav a dû avaler la pilule. Il n’avait pas passé le test international. Le programme italien lui offrait le Premio Roma en terrain lourd ou la Japan Cup (Grs1). Il n’y avait rien à perdre. Luciano Salice a donc engagé Lanfranco Dettori en lui proposant de monter Falbrav à Nakayama et un autre de ses chevaux, Sunstrach (Polar Falcon), à Capannelle, dans le dernier Gr1 de la saison européenne. L’Arc de Triomphe était la course dont Falbrav avait besoin. Il en est sorti endurci et affûté. Le déplacement fut une aventure digne d’un film. Son lad étant trop lourd pour le monter au galop, Luciano Salice a engagé Marco Botti comme cavalier du matin, lui qui était parti pour l’Angleterre faire ses classes en vue d’une carrière d’entraîneur. Le dimanche avant la Japan Cup, un premier signe du destin : Sunstrach a gagné le Premio Roma par six longueurs, pour la plus grande joie de son entraîneur Mil Borromeo. Le deuxième coup de chance est arrivé au moment du tirage au sort. Falbrav a hérité de l’as, une place parfaite sur les 2.200m de Nakayama, une piste qui tourne tout le temps.

Le plus dur restait à faire, mais quand Dettori est en forme, tout peut arriver. Le samedi, il a gagné le Japan Cup Dirt (Gr1) en selle sur Eagle Cafe (Gulch). Or, même le plus grand fan de Dettori n’aurait pas joué à 20/1 ce cheval. Certes, deux ans auparavant, Eagle Cafe avait remporté la NHK Mile Cup (Gr1)… avant de courir sept fois sans gagner sur le dirt. Pour Falbrav, un plan fut mis sur pied. Il fallait attendre pas trop loin de la tête et faire parler sa pointe de vitesse dans la courte ligne droite. C’est à l’amorce du premier tournant que tout a failli dérailler car il y a eu un contact. Mais heureusement, Falbrav, en vrai costaud, a gardé sa place devant le grand favori, Symboli Kris S (Kris S). Au moment du démarrage, Falbrav a fait exploser la course. Mais l’américain Sarafan (Lear Fan) a trouvé le passage, alors que Symboli Kris S refaisait du terrain.

Photo, réclamation et une fête italienne

L’attente pour la photo (nez) fut très longue. Mais même une fois affiché 1-8-7 (Falbrav, Sarafan, Symboli Kris S), la Japan Cup n’était pas encore gagnée. Corey Nakatani a posé réclamation et les commissaires ont pris leur temps. De mon côté, j’étais peinard car j’avais dans ma poche deux tickets (gagnant et placé) : un avec le numéro de Falbrav et l’autre avec celui de Sarafan, en plus des deux jumelés dans l’ordre et du trio. L’américain payait plus cher mais l’argent ne fait pas le bonheur. Et quand l’ordre d’arrivée a été confirmé, ce fut la fête italienne. On est reparti avec la caisse ! Pour mieux fêter cette victoire, dans le bus qui nous ramenait à l’hôtel, nous avions aussi piqué quelques bouteilles de champagne ! La nuit a été longue – au travail bien sûr ! –- car j’étais chargé de couvrir la course pour le journal des courses italien, le Corriere della Sera, qui avait trouvé de la place. Mais aussi pour Paris-Turf et le journal américain Thoroughbred Times. Résultat : je n’ai pas touché mon lit…

Salice, Yoshida et Luca Cumani

Le voyage de retour fut très court, entre programmes pour la saison suivante et quelques ronflements. Falbrav avait impressionné Teruya Yoshida et, après une courte négociation, le courtier italo-américain Eugenio Colombo a trouvé un accord. Le cheval allait courir encore une saison avant de partir comme étalon chez Shadai. Mais il devait rejoindre un autre entraîneur, lui aussi italien mais installé à Newmarket : Luca Cumani. L’info est devenue officielle peu avant Noël. Un coup très dur pour Luciano d’Auria qui a façonné le futur champion. Mais en prenant du recul, on peut affirmer deux choses : avec un autre jockey et sur les 2.400m de Fuchu, la Japan Cup 2002 aurait eu un autre gagnant et le passage de Bellinzago à Newmarket a permis à Falbrav de progresser de huit livres.

Un rating de 127 et neuf pages sur RaceHorses

Son rating 2003 fut de 127, six livres de moins que le miler Hawk Wing (Woodman), cinq de moins que le gagnant du Prix de l’Arc de Triomphe Dalakhani (Darshaan) et quatre de moins que l’autre élève de Son Altesse l’Aga Khan Alamshar (Key of Luck).

Mais dans l’édition 2003 de RaceHorses, l’équipe de rédaction fut beaucoup plus enthousiaste que les handicapeurs. Elle n’avait pas eu le moindre doute en offrant le titre de champion de la saison à Falbrav, tout en lui dédiant presque neuf pages, deux de plus que Dalakhani et Alamshar… Sa campagne reste unique et imbattable : il a fait sa rentrée dans le premier Gr1 européen, le Prix Ganay, et elle s’est achevée dans la Hong Kong Cup (Gr1). Il a couru dix fois, toujours au niveau Gr1, il en a gagné cinq avec deux très courtes défaites. Désormais entraîné par Cumani, il a évolué dans cinq pays différents.

Le Prix d’Ispahan comme à la parade

Le travail de Luca Cumani n’était pas simple. Il avait hérité d’un cheval de 5ans, qui avait peut-être atteint son top à Nakayama. Sa mission était d’étoffer son C.V. d’étalon. Sa première impression, confiée après deux mois de travail, était simple : « Un tout bon cheval de 2.000m… qu’un jour j’aimerais courir sur plus court. » Cumani n’avait pas trop de temps devant lui et c’est pour cela qu’il a fait le choix de le courir très tôt dans la saison, malgré le terrain lourd, dans le Prix Ganay (Gr1). Il a tout de suite enchaîné dans le Prix d’Ispahan, sur 1.850m. Deux courses en France, pour démarrer plus doucement. C’est en pleine été, après une sortie malheureuse dans les Prince of Wales’s Stakes, que Falbrav a enfin affiché le progrès qu’on attendait de lui. Il a pris sa revanche sur Nayef (Gulch) dans les Eclipse Stakes, où il était opposé à 14 rivaux. Falbrav avait gagné son ticket pour les King George VI and Queen Elizabeth Stakes. C’était sur 2.400m, une distance limite, avec une mauvaise place dans les boîtes. En début de réunion, un orage a frappé Ascot. Le terrain, officiellement bon, était souple et glissant. Le pire scénario pour Falbrav. Luca Cumani a tenté un coup de poker : il a demandé à Darryll Holland d’isoler le cheval à l’extérieur, sous les arbres, où parfois le gazon est meilleur. Quand il s’est rabattu vers le peloton, on a vite compris que la tactique était un flop. Une course à oublier.

D'York aux regrets d’Irlande

La course rêvée pendant le voyage de retour Tokyo-Milan, les Juddmonte International, fut l’objectif suivant. Falbrav a gagné en sifflotant et, trois semaines après, il s’est aligné dans les Irish Champion Stakes. Quand vous voulez expliquer à un ami qui ne connaît rien aux courses l’expression "emmuré vivant", la vidéo de cette course est assez explicite. Avant le poteau des 200 derniers mètres, Falbrav était encerclé, avec le pauvre Darryll Holland qui tirait dessus. À 150m du but, un trou minuscule s’est ouvert entre High Chaparral (Sadler’s Wells) et le rail. Falbrav s’est infiltré, mais Mick Kinane n’était pas là pour enfiler des perles… Le jockey irlandais a squeezé son rival, pas une faute énorme, mais juste ce qu’il fallait pour garder une encolure. Les commissaires ont ouvert une enquête. Mais face à un Ballydoyle dans son royaume, l’appel de l’entourage de Falbrav a été rejeté.

Ascot en mode miler

L’intervalle entre les courses de Falbrav était alors de trois semaines. Et une vingtaine de jours après la course irlandaise, le programme proposait les Queen Elizabeth II Stakes à Ascot. Le dimanche avant la course, j’ai reçu un coup de fil de Luca Cumani : « Tu peux acheter ton billet d’avion, samedi on va s’amuser avec Falbrav sur le mile. » Nous plaisantions depuis l’hiver sur le sujet. Et nous avions raison : Falbrav a mis deux longueurs à Russian Rhythm (Nureyev), qui avait gagné coup sur coup trois Grs1 : 1.000 Guinées, Coronation Stakes et Nassau Stakes. Il avait rendu deux longueurs et trois livres de décharge à une pouliche de 120. Cela valait un 127, même mieux…

Breeders’ Cup, à vingt mètres de la gloire

Falbrav a eu droit à une semaine de repos. Mais il a dû monter dans l’avion pour Santa Anita et ses propriétaires ont payé 180.000 $ pour le supplémenter dans le Breeders’ Cup Turf. Jerry Bailey s’était proposé. Mais l’entourage a décidé de continuer avec Darryll Holland. La fidélité est une grande qualité morale, mais avec l’Américain, Falbrav aurait gagné. Avec l’Anglais, il a fait figure de gagnant jusqu’à 20m du poteau. Et il s’est classé troisième, à une tête de Johar (Gone West) et High Chaparral (dead-heat).

Les adieux à Hongkong avec Frankie

Il restait une seule course à courir, la Hong Kong Cup. La dixième sortie de la saison, sept mois et demi après la première. Sans un seul break. L’accord entre Luciano Salice et Teruya Yoshida prévoyait que Falbrav allait courir avec la casaque du propriétaire italien. Sauf qu’en Asie, Lanfranco Dettori était habillé avec les couleurs du propriétaire japonais. J’étais soucieux lorsque je me suis envolé pour Hongkong. Falbrav avait le droit d’être fatigué, d’avoir perdu sa condition. Le premier matin, sur la piste, Falbrav est arrivé, suivi par Luca Cumani, quelques mètres plus loin. Nous nous sommes regardés pendant quelques secondes avant d’éclater de rire : le cheval était pleine peau. Une bombe prête à exploser. Encore plus beau et impressionnant qu’en début de saison. Dans la Hong Kong Cup, il s’est promené en devançant Rakti (Polish Precedent), qui venait de gagner les Champion Stakes (Gr1). Pour l’élevage italien, ce fut un moment historique avec un jumelé dans un Gr1 international.

Les regrets de Cumani, il aurait gagné la World Cup

C’est en janvier que Luciano Salice a rassemblé un groupe d’amis et d’éleveurs italiens pour rendre visite à Falbrav à Newmarket, avant son départ pour le Japon. Dans le froid d’un matin ensoleillé à Bedford House, Luca Cumani m’a confié : « Quel dommage, j’aurais gagné la Dubai World Cup avec lui. Il avait une super saison de 6ans devant lui. Je n’ai jamais touché un cheval de sa qualité. » Au moment du toast, l’entraîneur m’a sollicité pour dire un mot à Luciano Salice. J’ai répondu en argot milanais : « Sciur Luciano, Fanunalter. » Traduction : Monsieur Luciano faites-en un autre. Et il l’a fait : un fils de Falbrav, nommé Fanunalter, qui a gagné un Gr2 en Angleterre !

LE PEDIGREE

Quand l’Italie était un grand pays d’élevage

La filière italienne – élevage & courses – a produit en l’espace de sept ans, de 1995 à 2002, neuf gagnants de Gr1 à l’étranger. Field of Hope (Selkirk), qui coule des jours heureux à la retraite, vient de prendre 26ans. C’est la plus âgée. Le plus jeune, Ramonti (Martino Alonso), est né en 2002. Falbrav est issu du même croisement du lauréat du Prix de l’Arc de Triomphe Helissio (Fairy King et une fille de Slewpy).

LES NEUF CHEVAUX INTERNATIONAUX ITALIENS DEPUIS 1995 À 2002

Année Cheval Éleveur Entraîneurs Grs1 à l'étranger
1995 Field of Hope Franca Vittadini A. & G. Botti, Pascal Bary Prix de la Forêt
1996 Super Tassa À l'étranger Valfredo Valiani Yorkshire Oaks
1996 Endless Hall Guido & Isabella Bezzera Luca Cumani Singapore International Cup
1998 Falbrav Luciano Salice Luciano d'Auria & Luca Cumani Six Grs1
1999 Rakti Rosati Colarieti Bruno Grizzetti & Michael Jarvis Champion Stakes (2 fois), Prince of Wales's, Lockinge
2000 Prince Kirk Franco Polidori Mil Borromeo Prix d'Ispahan
2000 Marbye Michele Solbiati & C. Bruno Grizzetti  Prix d'Astarté
2001 Electrocutionist Franco Polidori Valfredo Valiani & Saeed bin Suroor Juddmonte International, Dubai World Cup
2002 Ramonti Emilio Balzarini A. & G. Botti,  Saeed bin Suroor Queen Anne, Sussex, Queen Elizabeth, Hong Kong Cup

FALBRAV EN CINQ CHIFFRES

10

Falbrav a disputé dix Grs1 en 2003. Il a fait sa rentrée le 27 avril dans le Prix Ganay et a terminé sa saison le 14 décembre. C’est-à-dire 231 jours plus tard. Il a donc couru un Gr1 tous les 23 jours et dans cinq pays différents : France, Angleterre, Irlande, États-Unis et Hongkong.

8

Il a remporté cinq Grs1 lors de sa campagne 2003 et trois en 2002 sous la férule de Luciano d’Auria : le Presidente della Repubblica, le Gran Premio di Milano et la Japan Cup. Son compte est de huit succès de Gr1 en cinq pays différents, de 1.600m à 2.400m.

127

Sous la férule de Luca Cumani – en 2003-- il a atteint un rating de 127, c’est peu vu son palmarès. Il a reçu quand même le Cartier Racing Award du meilleur cheval d’âge en Europe et le titre de Horse of the Year de Timeform.

4

Falbrav a gagné au niveau Gr1 associé à quatre jockeys différents. Darryll Holland a été son pilote à six reprises pour trois succès, Lanfranco Dettori est invaincu avec deux victoires pour deux montes, Dario Vargiu compte deux succès en Italie et Kieren Fallon avait monté le cheval deux fois, remportant le Prix d’Ispahan.

1

Lors de sa campagne 2003, Falbrav est parti favori une seule fois, dans les Queen Elizabeth II Stakes, pour ses débuts en mode miler. Il avait affiché 19,5/1 quand il avait gagné la Japan Cup en 2002.