Rhinopneumonie : France Galop en ordre de marche

Courses / 13.01.2021

Rhinopneumonie : France Galop en ordre de marche

Sonia Wittreck, chef du département livret et contrôle de France Galop, et Henri Pouret ont fait un point sur l’épidémie de rhinopneumonie à forme respiratoire qui a perturbé le meeting de Pau. Voici les points essentiels à retenir :

  • Un taux de positivé de 28 %

À la suite des premiers cas avérés à Pau, France Galop a demandé de tester les effectifs présents sur le site palois, rendant même obligatoire un test PCR négatif au virus EHV - 4 pour les partants. Cette mesure a permis d’évaluer l’étendue de la propagation du virus. Mardi soir, le taux de positivité à Pau était de 28 %. On estime que la normale devrait se trouver entre 1 % et 10 %. Des mesures sanitaires ont été prises (pédiluves, isolement des écuries touchées…). Afin que le virus ne se propage pas au reste de la France, un test PCR négatif est également demandé pour tout cheval quittant le centre.

  • Cagnes sous haute surveillance

France Galop demande un test PCR négatif au virus EHV- 4 datant de moins de huit jours pour tout cheval entrant et stationnant sur l’hippodrome de Cagnes pendant le meeting de plat. Il est recommandé de faire tester le cheval pour le virus EHV - 1 également (même si cela n’a pas de caractère obligatoire). Les stalles de départ seront également désinfectées après chaque départ. Cette mesure (à la charge financière des entourages des chevaux, pour le moment) permettra aussi d’évaluer si le virus circule en dehors de Pau, puisque près de 450 chevaux provenant de centres très divers sont attendus sur la Côte d’Azur.

  • Rappel à six mois : une recommandation qui pourrait devenir une obligation

Le Code des courses statue sur les obligations en termes de protocole de vaccination. En décembre dernier, il a été acté de faire évoluer le protocole de celui de la grippe en rendant obligatoire un rappel tous les six mois (l’intervalle était d’un an auparavant). France Galop attend la validation du ministère de l’Agriculture pour changer le code à ce sujet. Concernant la rhinopneumonie, la règle est d’un rappel annuel, avec une recommandation de vacciner tous les six mois. Une évolution rendant obligatoire un rappel bi-annuel est à l’étude. Elle ferait de la France un pays en pointe sur ce sujet.

APLAT

Vacciné, mais positif ?

Les entourages des chevaux peuvent se poser la question de l’intérêt de la vaccination si malgré cette précaution, certains chevaux sont testés positifs. Il faut rappeler que la vaccination permet d’atténuer les signes cliniques de la maladie. Un cheval vacciné se remettra donc beaucoup plus vite qu’un cheval non vacciné. Il est également moins contagieux.