Un avenir pour Maisons-Laffitte ?

Courses / 20.01.2021

Un avenir pour Maisons-Laffitte ?

Pour le maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard, cet appel à manifestation d’intérêt « est une démarche ambitieuse et innovante pour préserver la vocation historique de la Cité du cheval et renforcer l’attractivité de Maisons-Laffitte, en aménageant ce site exceptionnel de 92 ha en bord de Seine, à 20 mn de La Défense. »

Le défi est de taille : valoriser les qualités environnementales du site pour attirer et développer des activités. « Nous voulons ouvrir l’hippodrome sur la ville, et lui donner une nouvelle vie », poursuit Jacques Myard.

Du côté de France Galop, on explique qu’« au travers du lancement de cet appel à manifestation d’intérêt, conjointement avec la ville de Maisons-Laffitte, les deux partenaires espèrent recevoir des propositions basées sur la création d’un modèle économique et juridique permettant la réalisation d’un projet fondé sur la réhabilitation, la commercialisation et la gestion des bâtiments ainsi que l’exploitation des espaces extérieurs. Ce projet pourrait permettre l’organisation de courses hippiques grâce à un budget durablement équilibré. »

Le dossier d’appel à manifestation d’intérêt est disponible ici. (avec ce lien : https://bit.ly/3iu5rW0)

Trois questions à Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard n’a cessé de se battre pour l’hippodrome de la ville. Mercredi, avec l’annonce d’un appel à manifestation d’intérêt (A.M.I.), une nouvelle étape a été franchie.

Jour de Galop. – La ville de Maisons-Laffitte et France Galop annoncent ensemble le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour le site de Maisons-Laffitte. Cela marquet-t-il la fin d’un bras de fer entre la ville et la société-mère ?

Jacques Myard. – Je remercie France Galop et c’est, pour moi, une ouverture forte. France Galop et la ville de Maisons-Laffitte travaillent désormais en coopération. Il y a un partenariat : c’est ce que je demande depuis 2012. Nous travaillons main dans la main pour trouver une solution autour de l’hippodrome de Maisons-Laffitte, même s’il y a encore la question de l’outil juridique à mettre en place. Je crois qu’il a été compris du côté de France Galop que, en gardant la situation en état, les pertes s’accumulaient car il y a toujours des frais pour la société-mère à Maisons-Laffitte. Je salue la prise de conscience de France Galop et nous allons travailler ensemble pour trouver une solution.

Quel est le but de cette démarche ?

Cet appel à manifestation d’intérêt a pour but de susciter tout d’abord l’intérêt et, ensuite, de permettre de lancer le D.C.E. (dossier de consultation des entreprises), au vu des résultats que nous aurons. Ensuite, nous pourrons avoir un appel de projets qui permettra de choisir un opérateur puis de sélectionner l’outil juridique. Ce qui est très intéressant, c’est que France Galop dit clairement que la reprise des courses à Maisons-Laffitte est possible avec un budget équilibré. C’est le début d’un long processus mais j’y crois. C’est une très forte ouverture, une étape importante. Il y a encore du chemin à faire mais Maisons-Laffitte en a vu d’autres : il y a eu des hauts, des bas, et nous pouvons remonter la pente. La première course à Maisons-Laffitte a eu lieu en 1777. L’hippodrome a eu ses heures de gloire, le centre d’entraînement a accueilli jusqu’à 3.000 chevaux et il possède la plus longue ligne droite du monde. Il a l’avantage d’appartenir à France Galop, l’organisation d’une réunion coûte 150.000 € à 180.000 €, bien moins que Longchamp ou Auteuil. Le jeu était bon sur les réunions mansonniennes.

Concrètement, qu’entendez-vous par projet entrepreneurial sur le site de l’hippodrome de Maisons-Laffitte, comme dit dans le communiqué ?

L’idée est de mettre en place des activités sur le site : il y a déjà un restaurant par exemple, qui pourrait fonctionner sept jours sur sept et pas seulement les jours de course. On peut mettre un zeste de ceci, un zeste de cela sur le site. Des activités dans les tribunes pourraient permettre de dégager des ressources et ce serait à l’opérateur de prendre en charge d’éventuels déficits : la société des courses de Maisons-Laffitte serait dégagée de l’entretien de cette partie du site.